Désirs d'avenir UK - Ségolène Royal 2007

27 octobre 2006

2006_08_20T181848Z_01_NOOTR_RTRIDSP_3_OFRTP_FRANCE_PS_ROYAL_20060820Désirs d'Avenir UK

Ce blog est destiné à toutes celles et à tous ceux vivant en Grande-Bretagne sympathisants PS, adhérents PS, ou  tout simplement interessés par la politique et désireux de vouloir soutenir la candidature de Ségolène Royal à l'élection présidentielle de 2007.

Ce blog a pour but d'être le moyen d'expression d'un comité de soutien à Ségolène Royal en Grande-Bretagne.

pour_nous_c_est_elleSoyez nombreux à venir participer et à venir soutenir Ségolène pour permettre de développer encore plus ce formidable mouvement de soutien qui a commencé il ya plusieurs mois et qui ne cesse de s'amplifier...

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Nouveau Site

Pour voir le site de soutien à Ségolène Royal des francais de l'etranger
Venez sur http://www.segoleneroyal2007.ffe.com


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Quelques soutiens de Ségolène Royal

Get Your Own! View Slideshow

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Au Zénith, le PS fait monter les décibels

segodskfabius Les trois candidats PS participaient hier soir à Paris au deuxième débat régional.

Par David REVAULT D'ALLONNES

QUOTIDIEN : vendredi 27 octobre 2006

Ils ont, d'emblée, fait entendre leurs voix. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, avait pourtant insisté, en introduction : le candidat désigné «aura besoin de tous». Mais, avant même l'entrée en lice des compétiteurs, leurs supporteurs ont rivalisé de décibels, à coups de «Ségolène», «Laurent» ou «DSK». A l'école des primaires, le PS passait un nouvel examen, hier soir au zénith de Paris. Une semaine après la confrontation de Clermont-Ferrand, l'enjeu, évidemment, tenait à l'endroit, et à ses juteuses parts de marché : la fédération de Paris, désormais la première de France avec pas loin de 20 000 adhérents. Et, au-delà, les fédérations franciliennes, près du quart des 200 000 militants appelés à voter. Patrick Bloche, premier secrétaire de la fédération de Paris, s'attendait à un débat «plus rock'n'roll que Clermont». La salle, comme prévu, s'est révélée des plus ardentes.

La formule, elle, demeurait inchangée. Un quart d'heure de présentation par candidat, puis trois réponses aux mêmes questions thématiques : banlieues, précarité, Europe. L'entourage de Ségolène avait bien tenté, hier, d'en obtenir une quatrième sur la démocratie. Refusée par ses concurrents. «On ne pouvait pas lui laisser la chance de se rattraper sur les jurys citoyens», lâche un membre d'une écurie rivale.

D'emblée, Laurent Fabius a joué de la fibre militante pour s'offrir Ségolène Royal : «Des idées nouvelles jaillissent autour de nous, et notamment chez nous. Je voudrais proposer ici l'idée la plus nouvelle : qu'en 2007 le candidat désigné par le PS applique le projet socialiste.» Déluge d'applaudissements. Avant de faire bondir la salle ­ huées et acclamations mêlées, cette fois ­ en évoquant le référendum sur la Constitution. Désormais, Laurent Fabius colle au petit livre rose sur tous les sujets. «On présente les militantes et militants du PS comme des passéistes parce qu'ils soutiennent leur projet. Il faut rendre justice au projet et aux militants», a martelé l'ancien Premier ministre, qui a conclu sur cette exhortation : «Lorsque vous aurez à vous prononcer, soyez totalement libres.»

Au petit jeu du volume sonore, Ségolène Royal a, incontestablement et à maintes reprises, suscité le plus de réactions : à la fois délire d'applaudissements et nombreux lazzis. Veste rose, la candidate s'est réjouie de l' «extraordinaire moment démocratique». Avant de répliquer à Laurent Fabius : «Même avec un excellent projet, un excellent bilan, le peuple français n'est pas forcément au rendez-vous. Aujourd'hui, rien n'est acquis.» Et, pour défendre son rapport privilégié à l'opinion, de brandir le 21 avril : «On pourra toujours dire : les enquêtes ne reflètent rien. Mais, à force de ne rien voir, on a ensuite une insurrection dans les urnes.» Après avoir essuyé des sifflets sur une de ses formules favorites ­ «N'ayons pas peur du peuple» ­, la favorite des sondages s'est autorisé une idyllique formule : «La démocratie, c'est comme l'amour. Plus il y en a, plus elle grandit...»

«La politique est de retour», a ensuite attaqué Dominique Strauss-Kahn, qui a appliqué la carte sociale-démocrate aux sujets du jour. «Il faut mener la réforme, pas seulement dans les cent premiers jours, mais du premier au dernier jour», a-t-il lancé à l'adresse de Laurent Fabius. Non sans régler son compte à «l'ordre juste» de sa rivale : «Je suis, vous êtes des progressistes. L'ordre est nécessaire, mais ne peut constituer un projet pour les socialistes.» Dominique Strauss-Kahn, après avoir prôné une «société de confiance, pas de surveillance», a conclu en appelant de ses voeux «un Parti socialiste qui gagne, qui gagne et qui gagne encore». A l'applaudimètre ?



http://www.liberation.fr/actualite/politiques/213309.FR.php

© Libération

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23 octobre 2006

Ségolène Royal concrétise la démocratie participative

20060920La candidate à la candidature socialiste a annoncé qu'elle souhaitait une évaluation des politiques publiques par des "jurys de citoyens".

Ségolène Royal a proposé, dimanche 22 octobre, dans le cadre de la "démocratie participative" qu'elle entend mettre en place si elle est élue en 2007, de faire évaluer l'ensemble des politiques publiques par des jurys de citoyens.
Ces jurys de citoyens tirés au sort permettraient d'instaurer "une surveillance sur la façon dont les élus remplissent leur mandat", a expliqué la candidate à la candidature socialiste lors de la 15e Cité de la réussite à la Sorbonne. Ils fonctionneraient "à partir d'un certain nombre d'indicateurs que l'on pourrait démocratiquement mettre en place", a ajouté Ségolène Royal sans plus de précision.
Pour "associer les citoyens aux décisions qui les concernent", la candidate socialiste a également proposé de mettre en place des référendums d'initiative populaire et des budgets participatifs, sur le modèle de celui qu'elle a instauré depuis 2004 dans sa région Poitou-Charentes.

"Révolution démocratique"

Ségolène Royal a dit compter sur cette "révolution démocratique" pour répondre à la "crise politique, démocratique, voire même morale", qui touche selon elle la France aujourd'hui. La candidate à l'investiture socialiste a assuré que son projet de démocratie participative n'était pas contraire à la démocratie représentative.
Elle s'est défendue de tout populisme après sa petite phrase controversée selon laquelle son "opinion est celle du peuple français" sur la question de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. "On ne peut pas dire au peuple français qu'on va le consulter (par référendum) et lui dire en même temps qu'il est trop bête pour réfléchir et qu'il fasse comme on lui dit de faire", a-t-elle dit.
Ségolène Royal a jugé la polémique révélatrice du "fossé qui s'est creusé entre les responsables politiques et le peuple". "Moi, je n'ai pas peur du peuple", a-t-elle lancé.

"Populiste"

Ségolène Royal accuse également Nicolas Sarkozy de "populisme" sur la question de la sécurité et estime que les promesses électorales d'un ministre en exercice constituaient un "déni de démocratie". "Trouver des explications faciles ou démagogiques au désordre des choses et aux insécurités, et en premier lieu en pointant du doigt l'autorité judiciaire à laquelle on doit son indépendance, je pense que c'est basculer dans une certaine forme de populisme", a déclaré la présidentiable socialiste, interrogée sur la mise en cause des juges par le ministre de l'Intérieur. Elle a jugé "invraisemblable" que le probable candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, une personne "aux responsabilités", puisse promettre le changement.
"Le pouvoir, j'en ferai quelque chose et je ne trouverai pas je ne sais quelle échappatoire une fois élue pour dire si je suis élue dans le futur vous verrez ce que vous verrez", a assuré Ségolène Royal.

© Le Nouvel Observateur

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22 octobre 2006

Ségolène Royal à la cité de la réussite- TF1


Cité de la réussite - Ségolène Royal
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Le nouvelobs et Ségolène

"Making of"

Le Nouvel Obs comme il se fait

Auteur : LAURENT JOFFRIN
Ségolène et nous


Un lecteur courroucé nous envoie une lettre de rupture. Votre engagement inadmissible contre Ségolène Royal, écrit-il en substance, me conduit à résilier mon abonnement, vous êtes décidément trop partisans dans votre critique d’une femme qui porte l’espoir de la gauche. Sourire des destinataires. Jusqu’ici, nous ne pouvions pas faire un pas dehors sans qu’un lecteur ou un électeur, pour s’en plaindre ou s’en féliciter, nous interpelle sur notre soutien supposé à Ségolène. Et de fait, il y a un an, nous avions été les premiers à prendre au sérieux son éventuelle candidature en titrant notre journal « Et si c’était elle ? », sous une jolie photo un peu solennelle de la dame. Aussitôt on nous imputa une option militante et calculée. Nous faisions partie d’une trame plus vaste, sur fond de ténébreuse complicité, destinée à promouvoir « Ségo » de la présidence du Poitou-Charentes à celle de la république.
Comme nous recommençâmes au printemps, puis à l’automne, au fur et à mesure que le phénomène Royal prenait de l’ampleur, nous fûmes définitivement classés « ségolistes de choc », notamment par les concurrents de la madonne des sondages, persuadés qu’un pacte diabolique nous unissait à celle qui leur volait leur rôle. Puis, surprise, l’Obs de jeudi dernier, consacrant un papier à la compétition socialiste, le titre, avec un clin d’œil, « Et si ce n’était pas elle ? ». Revirement opportuniste ? Anticipation d’une chute ? Désamour ? Aucunement.
Il est toujours difficile de persuader le public que les journaux ne sont pas dirigés comme des factions politiques ou des machines de guerre idéologiques. Les journaux cherchent à capter l’air du temps, à comprendre les phénomènes sociaux ou d’opinion, à annoncer les événements autant qu’à en rendre compte. D’où leurs incertitudes et leurs erreurs. D’où, aussi, leurs intuitions. Plusieurs d’entre nous ont eu l’intuition, il y a un an, que Ségolène Royal, par son langage nouveau et sa personnalité, pouvait créer une surprise dans la course présidentielle. Que l’Obs en ait été le messager, tant mieux ! Après tout, ce journal a tojours cherché les idées et les hommes – ou les femmes – qui pouvaient renouveler, moderniser la gauche. Il était dans son rôle. Voilà l’essentiel du calcul. Les journaux obéissent à une logique professionnelle plus que politique. Ils cherchent à intéresser leur lecteurs et à décrypter le réel mieux que leurs concurrents. C’est le fondement de leur comportement, de leurs succès comme de leurs échecs. Il ne s’agit pas d’une simple logique commerciale, comme on le dit souvent sans réfléchir. Il s’agit du contact avec le lecteur, de la nécessité élémentaire, pour tout journaliste, du plus austère au plus séducteur, de se faire lire. Dans les dictatures, les journalistes peuvent ignorer le lecteur : il y a un monopole des moyens d’information. En démocratie, le citoyen est fort heureusement libre d’acheter ou de ne pas acheter tel ou tel journal. Les journalistes, par définition, s’adaptent aux conéquences pratiques de cette liberté précieuse : ils doivent se faire lire. Ils doivent aussi démontrer tous les jours que cette nécessité est la seule qui compte, que le journal n’a pas de fil à la patte, qu’il décide de la hiérarchie des informations sans interférence extérieure.
Il ne déplait pas au directeur de l’Obs qu’en faisant état d’un doute sur Ségolène, nous montrions, sans affectation, que nous ne faisons pas campagne, que nous gardons nos distances. L’excellent François Bazin, chef du service politique, rend donc compte, en journaliste, d’une atmosphère un peu indéfinissable qui flotte dans les sections et les fédérations du PS, et dans une partie de l’opinion. Les sondages, restent bons et les pronostiqueurs internes constatent un fort soutien en faveur de Ségolène parmi les militants. Pourtant le doute – légitime - subsiste. L’affaire est-elle vraiment pliée, se demande-t-on ? Et surtout, au fond, que veut Ségolène Royal ? La candidate a fait jusqu’ici campagne sur la méthode – je m’adresse au peuple et non aux élites, je cherche à faire rentrer le citoyen dans le jeu politique – avec le succès que l’on sait. Elle a porté le fer en avançant deux ou trois idées distinctes de la doxa socialiste et martelé sa formule favorite, « l’ordre juste ». Mais on attend d’elle, aussi, non pas telle ou telle compétence technocratique, mais une idée de la France, de la société et de la gauche. Une idée, aussi, plus moderne du socialisme. La méthode, certes, est importante. Mais arrive un moment où, pour occuper la charge suprême, il faut accepter l’épreuve du feu. Et l’épreuve du feu, en démocratie, c’est le débat contradictoire, dans sa violence et dans sa vérité. Voilà qui explique nos choix. Non pas un calcul ou une volte-face. Une attente.

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20 octobre 2006

Ségolène Royal dresse un bilan mitigé des 35 heures

LEMONDE.FR Avec Reuters | 05.06.06 | 09h29  •  Mis à jour le 20.10.06 | 10h31

près son pavé dans la mare sur le thème de la sécurité, Ségolène Royal dresse un bilan mitigé de la semaine de 35 heures, mesure phare du gouvernement de "gauche plurielle" de Lionel Jospin et sujet tabou au Parti socialiste.

Dans le chapitre 2 du "livre en ligne" qu'elle publie sur son site Internet, "Désirs d'avenir", la députée socialiste estime que "la répartition de l'effort et des avantages" liés aux 35 heures "a été fortement inégalitaire". La contrepartie de cette réduction du temps de travail a été "un spectaculaire assouplissement du droit du travail (...) et une flexibilité accrue (annualisation, réduction des délais de prévenance, etc.)", écrit Ségolène Royal, aujourd'hui favorite des sondages dans la course à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007.

La réduction de la semaine de travail, officiellement de quatre heures, s'est en fait "bornée en moyenne à 2 h 30, voire 1 h 30 pour les ouvrières du textile", poursuit la compagne du premier secrétaire du PS, François Hollande. "La proportion des salariés en horaires flexibles est passée de 10 % à 40 %, soit plus que les salariés américains", souligne-t-elle. "Pour ceux-là, les rythmes de travail ont été intensifiés, les amplitudes horaires étendues et la segmentation de la journée de travail accentuée." C'est essentiellement au bas de l'échelle des qualifications et des statuts que la flexibilité a été accentuée, constate la présidente de Poitou-Charentes.

"RÉSULTAT NON VOULU"

Elle cite l'exemple du groupe de pneumatiques Michelin, où "les cadres ont bénéficié de jours de congé supplémentaires et les ouvriers sont venus travailler le samedi". La semaine de 35 heures a ainsi abouti, selon elle, à un résultat "non voulu" : "Une dégradation de la situation des plus fragiles, notamment les femmes ayant des emplois peu qualifiés, pour lesquelles la flexibilité s'est traduite par un empiètement accru sur leur vie personnelle et familiale, alors que les femmes cadres y ont trouvé, elles, des jours de respiration bienvenus."

"Malgré l'intensification du travail et du stress, malgré la difficulté à joindre les deux bouts pour ceux qui s'en sortaient en cumulant les heures supplémentaires, l'appréciation globale des 35 heures par les salariés reste positive", note cependant Ségolène Royal. "Sans doute parce que le désir est fort d'avoir un peu de temps pour soi ou pour sa famille (...) et parce que l'espoir de créations d'emploi était largement partagé." Enfin, l'ancienne ministre de Lionel Jospin estime que la loi Fillon, votée par la droite pour assouplir les 35 heures, a en réalité "figé les inégalités et cassé la dynamique de création d'emplois", objectif initial de la réduction du temps de travail."En termes de qualité de vie au travail, les résultats des 35 heures sont donc mitigés", conclut-elle.

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Devant les militants, les présidentiables socialistes réservent leurs attaques à la droite

h_9_ill_825567_642368LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 20.10.06 | 06h39  •  Mis à jour le 20.10.06 | 10h02

égolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ont évité soigneusement toute confrontation, au risque d'une réunion aseptisée, devant quelque 3 000 militants attentifs et réservés, jeudi soir 19 octobre, à Clermont-Ferrand.

Deux jours après leur premier exercice télévisé, les trois prétendants à l'investiture socialiste pour 2007 ont cultivé pendant deux heures chacun son style : Mme Royal dans le registre de "la proximité", M. Strauss-Kahn, dans celui de la pédagogie, et M. Fabius dans l'affirmation passionnée de convictions antilibérales.

Les militants socialistes des autres régions et les Français ne pourront s'en faire une idée : caméras et micros étaient bannis, à l'initiative de la direction du PS, sous prétexte de ne pas donner des armes à la droite par la confrontation intra-socialiste.

Contrairement au grand oral des présidentiables à Lens, le 16 septembre, le débat de Clermont-Ferrand a été celui d'une attention peu démonstrative des militants. En ouverture, la chanson "Le Chiffon rouge", un hymne de la gauche, avait cédé la place à une musique techno...

"UNE POLITIQUE OFFENSIVEMENT ANTILIBÉRALE"

Les trois candidats, loin de s'ignorer, se sont donné à plusieurs reprises du "Ségolène", du "Dominique" et du "Laurent". Mais M. Fabius n'a pas caché ses désaccords avec ses concurrents, notamment sur le rôle de l'Etat

Lanterne rouge dans les sondages auprès des sympathisants – mais ce seront les militants qui voteront –, Laurent Fabius, très souvent applaudi, est celui qui a le plus mobilisé la salle, en usant de ses talents reconnus de tribun. Il s'est fait le héraut d'"une politique offensivement antilibérale", pour lui la seule orientation capable de faire gagner la gauche en 2007 et de faire oublier l'échec de Lionel Jospin en 2002. Il a invité la gauche à "ne pas mettre ses pieds dans les thèmes" de la droite, le plus sûr moyen à ses yeux de courir à l'échec.

"DONNER UN DÉSIR D'AVENIR À LA FRANCE"

Première à s'exprimer, Ségolène Royal a délivré un discours extrêmement général, reprenant ses formules maintes fois testées : "développement équitable contre désordre libéral", "donner un désir d'avenir à la France". "La politique moderne, c'est écouter pour agir juste", a déclaré Mme Royal en prononçant un énième plaidoyer pour "la démocratie participative", devenue sa marque de fabrique.

La présidente de Poitou-Charentes, qui fait toujours la course en tête dans les sondages, a encore promis de "mettre fin à l'insupportable distance entre les discours et les actes, qui sape la confiance en la politique".

Un discours pimenté peu après par une sortie virulente contre le système bancaire français. Répondant à une question, Ségolène Royal l'a accusé de "s'enrichir sur le dos des pauvres" et de "plonger des familles dans le surendettement". Un tonnerre d'applaudissements a salué cette charge.

"CHANGER LE RAPPORT DE LA POLITIQUE À LA VÉRITÉ"

Tout aussi posé que Mme Royal, Dominique Strauss-Kahn s'est présenté en champion d'une gauche de "la vérité", seule à même de ne pas décevoir pour avoir trop promis. "Nous devons changer le rapport de la politique à la vérité, dans notre pays. Non, on ne distribuera pas plus que l'on a produit", a affirmé le député du Val-d'Oise, crédité d'une progression auprès des sympathisants PS dans plusieurs sondages.

M. Strauss-Kahn s'est fait le chantre d'une gestion rigoureuse. Il faut "cesser de faire croire que les socialistes veulent fuir dans le déficit, car la dette publique c'est payer des intérêts, et alors, l'effort de redistribution est presque annihilé par la dette publique", a-t-il dit. DSK a décliné son credo social-démocrate. "Nous sommes la gauche et nous sommes attachés à cette société solidaire qui ne laisse pas le marché décider" de tout sans contrepoids.

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Le PS à Clermont ferraille

file_211884_47350Après le débat télévisé de mardi, les trois postulants à l'investiture pour 2007 se sont retrouvés hier soir face aux militants d'Auvergne.

Par David REVAULT D'ALLONNES

QUOTIDIEN : Vendredi 20 octobre 2006 - 06:00

Clermont-Ferrand envoyé spécial

Le «socialo show» s'est arrêté dans le Puy-de-Dôme. Quarante-huit heures après s'être confrontés sur les chaînes parlementaires, les trois prétendants socialistes à l'investiture s'offraient, hier, aux militants de la région Auvergne, venus ­ officiellement à 3000 ­ à la Maison des sports de Clermont pour le premier des trois débats régionaux face aux militants. Entre les représentants des concurrents, la négociation préparatoire à ce «débat régional d'investiture» fut nettement moins épineuse que celle précédant le premier débat télé. Mais la séance se rapprocha davantage d'un cérémonial à l'albanaise adapté au pays de Michelin que d'un libre-échange total entre camarades. Ni caméras ni appareils photo (hormis pour une séance de pose de trois minutes). Un quart d'heure de présentation par candidat, puis trois questions pour chacun, posées par des militants triés sur le volet. Les trois compétiteurs sont rentrés groupés, sur une musique electro. Ségolène Royal, première oratrice, a centré le renouveau sur sa personne. «La politique moderne, c'est d'abord écouter pour agir juste. 2007 sera aussi une révolution démocratique», a-t-elle entamé. Avant de rappeler que, sondages obligent, elle semble la mieux placée pour gagner, atout maître aux yeux de militants qui nourrissent «une farouche envie de battre la droite». «Combattre sans relâche les inégalités» et les «excès de la mondialisation libérale et financière», fustiger un «système bancaire qui s'enrichit sur le dos de pauvres pour pouvoir redistribuer aux riches» : face aux militants, Ségolène Royal a soigné le profil gauche. Non sans glisser, à l'adresse de Laurent Fabius, la nécessité d' «accomplir ce que les socialistes ont toujours promis mais jamais vraiment réalisé : changer le rapport de force entre capital et travail».

Des terres où la candidate ne s'était pas aventurée aussi franchement lors du débat de mardi, et sur lesquelles Dominique Strauss-Kahn a semblé lui aussi chasser. Citant Malraux : «La France est grande quand elle parle à tous les hommes.» Prenant le parti des immigrés «pourchassés, poursuivis, mis de côté parce que la couleur de leur peau n'est pas la couleur dominante de notre pays». Un DSK social et égalitariste, donc, qui, fort de son expérience sarcelloise, l'assure : «Il faut que la République revienne dans les cités, qu'elle y apporte l'égalité. Il faut plus que de l'argent, il faut du respect.»

L'argent, il en fut évidemment question dans l'intervention de Laurent Fabius tonnant contre ce «capitalisme, financier, mondial, en train de tout envahir». Et qui, face à ces incursions, a rendu coup pour coup. Côté DSK : «Je suis pour le contrat, mais je demande qu'avec la même force l'Etat intervienne pour le gouvernement de la gauche.» Côté Ségolène Royal, ensuite : «La politique de l'immigration et les universités n'ont aucun besoin d'être régionalisées.» Et de conclure, habilement : «La seule force que nous ayons avec nous, c'est vous, les militants.» Pour leur plus grand plaisir politique.


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/211884.FR.php

© Libération

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19 octobre 2006

Les candidats PS face aux militants

Après le débat télévisé, les trois présidentiables socialistes sont attendus à Clermont-Ferrand où ils devront débattre face aux adhérents et en l'absence de la presse.

Deux jours après une triangulaire télévisée inédite en France, les présidentiables socialistes se retrouvent jeudi 19 octobre au soir face aux militants, à Clermont-Ferrand, pour un débat presque aussi corseté.
Côté adhérents, la rencontre a été bâtie sur le modèle du "grand oral" de Lens, mi-septembre: un comparateur de programmes in vivo grâce à des interventions parallèles à la tribune mais aucune confrontation directe.
Pour la presse, le rendez-vous ressemblera à un Conseil national, le "Parlement" du PS, pendant lequel caméras, appareils photo et enregistreurs sont bannis de la salle des débats. But du jeu: éviter de fixer sur papier glacé tout dérapage éventuel.
Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal ont rendez-vous à 20h30 à la Maison des Sports de Clermont-Ferrand, une salle qui peut accueillir jusqu'à 2.000 personnes devant qui ils disposeront successivement du même temps de parole.

Pas de thème précis

Contrairement aux trois vrais-faux débats télévisés, les trois rencontres régionales de la campagne interne - à Clermont-Ferrand puis à Paris et Toulouse - n'ont pas de thème précis.
Après un propos liminaire de 20 minutes à la tribune, qu'ils occuperont tour à tour, ils devraient répondre à trois questions chacun mais différentes. Leur ordre de passage sera tiré au sort.
La sélection parmi les questions soumises par les militants du Puy-de-Dôme fera l'objet d'une ultime réunion jeudi matin entre représentants de candidats.
C'est la garantie pour que l'exercice ne se transforme pas en "lynchage de l'un ou de l'autre", estime Pierre Savary, l'un des porte-parole de Ségolène Royal.
Malgré ce corsetage, le député européen parie que la rencontre sera "beaucoup moins formelle" que celle de mardi soir, les trois prétendants ayant "tout le loisir" selon lui pour "faire des digressions".

"Plus vivant et plus libre

Le premier secrétaire fédéral du Puy-de-Dôme promet également une soirée "plus vivante et plus libre" que la retransmission télévisée.
"Quand vous êtes sur une tribune et pas un plateau, vous pouvez chercher et trouver l'approbation de la salle", explique Pierre Sabatier, à la tête d'une fédération forte de quelque 2.800 militants.
L'an dernier, à l'occasion du congrès du Mans, les adhérents avaient voté à 44% pour le programme défendu par le courant majoritaire dirigée par François Hollande, auquel appartenaient Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal.
Un peu plus de 38% s'étaient portés sur la "motion" présentée par Laurent Fabius, soit presque le double du score national de l'ancien Premier ministre (21%). Le Nouveau Parti socialiste (NPS) avait recueilli 15% des voix contre 23 au niveau national.

"Beaucoup d'inconnues"

S'il soutient Laurent Fabius, Pierre Sabatier estime que "les jeux ne sont pas faits" dans le Puy-de-Dôme, qu'il décrit surtout comme une "vraie fédération mitterrandienne".
"Il reste beaucoup d'inconnues. Les militants attendent des clarifications pour faire leur choix", assure-t-il pour tordre le cou aux récriminations des "Ségolénistes" qui dénoncent trois débats régionaux organisés dans des "fiefs".
Clermont serait à leurs yeux acquise à la cause de Laurent Fabius, Paris à Dominique Strauss-Kahn et Toulouse bénéficierait d'une forte influence jospinienne.
Aucun des trois présidentiables n'a prévu de rester à Clermont-Ferrand après le débat jeudi soir. Les proches de Ségolène Royal rapportent que la présidente de Poitou-Charentes n'entend pas "sacrifier sa région" à cause d'un "nombre excessif de débats". (Reuters)

© Le Nouvel Observateur

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PS : Strauss-Kahn sortirait renforcé du premier débat

20061018Premier sondage réalisé après le débat entre les trois socialistes : DSK gagne cinq points, Royal reste en tête.

Dominique Strauss-Khan s'est montré le plus performant des trois candidats socialistes lors du débat télévisé mardi soir, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro paru jeudi 19 octobre.
La cote de Ségolène Royal auprès des sympathisants socialistes enregistre une légère baisse après le débat télévisé de trois présidentiables mais la présidente de Poitou-Charentes reste largement en tête devant Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Avant la rencontre de mardi soir, 66% des sympathisants souhaitaient que Ségolène Royal soit désignée lors du vote des militants, seuls habilités à se prononcer, mi-novembre.
Après le débat consacré aux questions économiques et sociales, 63% des sympathisants préfèrent toujours l'élue poitevine.

Royal convainc

Dominique Strauss-Kahn voit sa cote grimper de cinq points, de 27 à 32% mais Laurent Fabius recule de deux points, passant de 7 à 5%.
Les personnes interrogées ont également trouvé que Ségolène Royal était la plus convaincante (53%), devant Dominique Strauss-Kahn (37%) et Laurent Fabius (10%).
L'institut de sondage a recruté un panel de 401 sympathisants, choisis parmi un échantillon représentatifs de la population française, ayant regardé le débat. Ils ont été interrogés mardi soir et mercredi. (avec Reuters)

© Le Nouvel Observateur

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Des camps très contents de leur champion

Les entourages de Royal, DSK et Fabius satisfaits avant un nouveau débat, ce soir.

Par Jean-Dominique MERCHET, David REVAULT D'ALLONNES

QUOTIDIEN : Jeudi 19 octobre 2006 - 06:00

Au lendemain du premier de leurs débats télévisés, les trois candidats à l'investiture PS se voulaient satisfaits, preuve que la confrontation n'a pas bouleversé les rapports de force. Pour le reste, l'exégèse du débat lui-même a, évidemment, fait débat. «C'est un match nul, assure François Rebsamen, partisan de Royal . Ségolène Royal a donc gagné, puisqu'elle était face à deux poids lourds dans un débat sur l'économie et le social. Ceux qui étaient inquiets sur ses capacités sont rassurés.» Au point que certains, qui temporisaient avant de se déclarer en faveur de la candidate, devraient sortir du bois, comme André Vallini, ce soir face aux militants de l'Isère.

Les partisans de Strauss-Kahn éreintent, eux, «le recours permanent à l'exemple régional. Ce n'est pas en faisant des champs d'éolienne que tu règles le problème de l'indépendance énergétique...» Et de brosser un avantageux bilan pour DSK : «Il voit le décor, les contraintes, il maîtrise l'exercice. Il en sort dynamisé et combatif.» «Dominique Strauss-Kahn a plaidé pour une social-démocratie, donné du sens à sa présidence, soutient Jean-Christophe Cambadélis. Il s'est situé dans une nouvelle offre politique, celle d'un renouvellement de la gauche.»

Du côté de chez Fabius, on juge que «Royal se situe dans une logique pictocharentaise et non de présidence de la République, Strauss-Kahn a fait un discours de ministre de l'Economie alors que Fabius, plus précis, a évolué dans un registre présidentiel». Et de plaider pour «un débat qui permette des échanges plus directs et des désaccords mieux assumés». Ce pourrait être le cas ce soir à Clermont-Ferrand pour le premier débat devant les militants, d'où caméras et micros seront soigneusement bannis. Quinze minutes de présentation par candidat, suivies de neuf questions différentes (trois chacun), «élaborées collégialement par les équipes des candidats sur la base des questions des internautes» et posées par les premiers fédéraux. Des questions non plus «thématiques», mais «transversales et assez ouvertes pour que chaque candidat puisse bien figurer».


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Tour de chauffe

Par Gérard DUPUY

QUOTIDIEN : Jeudi 19 octobre 2006 - 06:00

Quelle belle triplette ! Ils devraient jouer aux boulles, rien ne les arrêterait. Hélas, la présidentielle est un sport de combat solitaire, et, des trois, on sait d'avance que deux joueront sur le banc de touche au printemps prochain. Les commentateurs de la prestation se sont félicités de la «courtoisie» des débats. Mais le principe reste celui, cruel, de certaines émissions de télé-réalité : le jeu consiste à éliminer le plus faible. Ce tour de chauffe a été décrété sans vainqueur ni vaincu. Mais cela viendra.

La distinction programmatique de chacun des trois postulants ne devrait pas être surestimée, même s'ils forçaient le trait. Non parce que chacun se trouve lié par le «projet socialiste», ces choses-là s'oublient, mais parce que chacun aura à cohabiter avec une majorité qui limitera sa marge de manoeuvre. Au bout du compte, c'est plutôt la personnalité de chacun qui sera jugée, et c'est un point sur lequel les débats ne convaincront que ceux qui le sont déjà. Les jurés du PS, selon l'échantillon qu'en a réuni Médiascopie pour Libération, ont plutôt eu tendance à picorer parmi les propositions des candidats celles qui leur convenaient, peut-être pour les assembler à la façon d'un portrait idéal, par petites touches. Un peu de Laurent pour la tradition, un brin de Dominique pour le ton prof, un zeste de Ségo pour la touche mode. Ce recollement des morceaux serait moins ardu qu'il pourrait le paraître : jugés sur la longue durée, donc avant l'embardée gauchisante de Fabius, tous les trois relèvent peu ou prou du même profil dans le nuancier du PS, celui du centre-droit de leur parti. Mais, bien sûr, il n'y aura pas de candidat de synthèse comme on fabrique des motions du même nom en fin de congrès. Et le jeu de la petite différence accroît les chances de la candidate. Car si les trois postulants continuent de se montrer à la fois égaux entre eux et égaux à eux-mêmes, celui, ou plutôt celle, qui fait la course en tête confortera son avantage.


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Au pays des orphelins de Jospin

A Paris, les militants du XVIIIe hésitent entre Royal et Strauss-Kahn.

Par Matthieu ECOIFFIER

QUOTIDIEN : Jeudi 19 octobre 2006 - 06:00

Soudain les visages de «Ségo, Strauss et Fabius» apparaissent sur l'écran. «Ils sont tous passés à l'autobronzant !» lâche Mélanie, 29 ans, enceinte d'un petit «strauss-kahnien», précise-t-elle. Faute d'être «jospino» comme Aleksandre, le futur papa. Mardi soir. Dans le XVIIIe arrondissement de Paris, fief de l'ancien Premier ministre, les militants socialistes des trois sections auraient pu regarder le débat ensemble. Mais ils ont fait salle à part.

Une réunion rue de Trétaigne, pour les orphelins de Jospin. Une autre, à deux pâtés de maison, rue Duhesme, derrière Christophe Caresche, ex-jospiniste devenu «royaliste». En déclarant forfait, Jospin a laissé ses ouailles sans consigne. Tout juste a-t-il glissé que lui ne voterait pas Royal. Et une vingtaine de ses fidèles, parmi lesquels Martine Aubry ou Jean Glavany, ont publié la semaine dernière une lettre commune dans laquelle ils choisissent... de ne pas choisir d'ici le 16 novembre.

«Ça fait très préparé». Alors, si DSK, Royal et Fabius draguent les voix des jospinistes abandonnés, nul ne sait vraiment où elles vont tomber. «Je suis écartelé. Lequel des trois est le plus dans la filiation jospinienne ? Pour moi, c'est DSK : lui se définit comme social-démocrate. Il a un côté prof tranquille. Demain, face aux fébriles, on aura besoin de quelqu'un qui garde ses nerfs», glisse Aleksandre, présent rue Duhesme.

Quand Royal entame son discours sur les «trois piliers», Marie, 32 ans, décroche : «Ça fait très préparé, avec ses mots clés : la valeur travail, etc.» Son voisin Sébastien, 31 ans, boit les paroles de sa favorite : «Ils sont sur leur registre habituel, elle sur les objectifs, l'écoute. J'aime bien sa façon de remettre en cause les clivages habituels. Quand on aura Hillary, Angela et Ségo, ça va changer le monde.» Dans la salle, les fabiusiens sont invisibles. «La section est à 90 % pro-Royal ou DSK», précise Didier Guillot, son secrétaire. Quand Fabius hésite un quart de seconde sur le montant du Smic, beaucoup pouffent : «Il doit avoir plus de personnes à 30 000 euros dans son entourage», ironise Charles-Henri.

«Approche concrète». Royal martèle son expérience dans le Poitou-Charentes : les jospinistes désapprouvent ce discours «girondin, décentralisateur». «Elle n'a aucune vision sur les grands équilibres et les modèles économiques mondiaux», dénonce Fleur. «On ne sait pas ce qu'elle fera quand elle sera élue, avec DSK, il y a une assurance», dit Ari, 33 ans. La plupart se rabattent sur «Dominique». Pas tous. «J'hésite, ce n'est pas facile de retrouver le charisme, les valeurs, la dimension internationale de Jospin», confie Marine, 29 ans. «Ségolène essaie de renouveler le logiciel socialiste. Elle développe une approche plus concrète : on ne crée pas des emplois en appuyant sur un bouton», s'emballe Christophe Caresche. Frédérique, secrétaire de la section : «Les pro-Ségo sont un peu lourds. La moindre critique revient à casser leur icône. Elle m'a paru studieuse et catégorielle : le coup des petits vieux, y'a que Chirac qui osait !»


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Trois candidats et un projet à l'économie

Bien qu'envié par la droite sur la forme, le débat de mardi soir révèle un manque d'audace économique chez les trois candidats.

Par Grégoire BISEAU, Paul QUINIO

QUOTIDIEN : Jeudi 19 octobre 2006 - 06:00

Encadré ? Le débat télévisé de mardi soir entre les prétendants socialistes à l'investiture présidentielle l'était. Policé ? Il le fut sans aucun doute. Décisif ? Certainement pas. Pour désigner un vainqueur, il faudra attendre la tenue des autres débats. Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn vont se retrouver ce soir à Clermont-Ferrand. Sans caméra. Mais face à de vraies gens. Puis, à quatre autres reprises d'ici le 16 novembre, date du premier tour du vote militant. Autant d'occasions de tirer pour les uns et les autres les enseignements de ce premier rendez-vous (lire ci-dessous). Instructif, le débat de mardi ? Oui. Pour au moins deux raisons. La première tient aux points de divergence apparus entre les trois candidats, notamment sur les 35 heures. La seconde à l'absence de mesures phares novatrices dans le projet des trois candidats.

Il est frappant de constater que le seul vrai sujet de clivage est celui des 35 heures, réforme phare des années Jospin. Elle a été au centre des débats socialistes au lendemain du 21 avril 2002, notamment à propos de la désaffection de l'électorat populaire. Quatre ans plus tard, le PS n'a donc toujours pas soldé le bilan de l'ancien Premier ministre. DSK a le mieux résumé l'embarras socialiste en évoquant un «sujet dépassé». Surtout, Laurent Fabius en prônant la «généralisation des 35 heures» s'est voulu fidèle à sa ligne de gauche. A l'inverse, Ségolène Royal a assumé la «régression sociale» engendrée par les 35 heures pour une «minorité» de salariés. Une manière pour elle de «parler vrai» mais aussi de s'adresser à l'électorat populaire.

Economistes pantois. La question de la hausse du pouvoir d'achat a été l'autre sujet de friction. Laurent Fabius a plaidé pour une augmentation immédiate du SMIC de 100 euros au nom des valeurs de «gauche». Tandis que Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal préféraient s'en remettre à la négociation entre partenaires sociaux. «C'est peut-être 100 euros, peut-être un peu moins, peut-être un peu plus», a dit la favorite de sondages.

Quoi qu'il en soit cette cuisine a laissé plusieurs économistes pantois. «C'était à la fois un peu pathétique et un peu ringard. Le débat donnait l'impression de se limiter à une course à l'échalote sur la hausse du Smic», lâche Thomas Piketty, directeur d'études d'EHESS. Pour beaucoup de spécialistes, le débat était loin de refléter les enjeux à venir de l'économie française. La question des retraites (et celle de son financement) a été à peine abordée et celle de la sécurisation des parcours professionnels tout juste évoquée. Celle de la dette, a été discutée par le seul Dominique Strauss-Khan. Pas un mot sur la réforme de la fiscalité ou celle de l'Etat, ni sur le gouvernement économique européen. Aucun n'a souhaité donner à ses mesures un cadre de politique globale. «On ne parle plus de programme économique et encore moins de projet. Le débat s'est rétréci sur les seuls instruments de politique économique et leur éventuelle efficacité dans le court terme. Dans ce cadre-là, il ne faut pas s'étonner si il y a plus beaucoup de différence entre la droite et la gauche», affirme René Passet, professeur de l'université Paris-I.

«C'est pauvre». Voilà l'autre enseignement de ce débat : en l'état actuel, la gauche part au combat avec une plateforme incroyablement tristounette. Pendant ces deux heures de débat, pas une seule innovation de gauche n'est venue titiller l'oreille. Rien qui puisse cristalliser demain une éventuelle opposition gauche-droite. Comme à son époque a pu le faire le RMI ou la CSG. Ou encore les 35 heures et les emplois-jeunes. Là, rien ou si peu. «C'est vrai que c'est pauvre», reconnaît Pierre-Yves Geoffard, chercheur au CNRS. «Ça peut pas être pire que maintenant», enchaîne Piketty. Professeur à Sciences-Po, et conseiller de Fabius, Jacques Généreux ne voit pas le problème : «La question n'est pas de savoir si telle mesure est neuve ou pas. Mais si elle est efficace ou juste.»

Le calendrier défini par le PS (d'abord un programme, ensuite des primaires, et enfin un candidat) a sûrement bridé les imaginations. Si bien que les trois candidats sont aujourd'hui tenus par un projet établi sur la base du plus petit commun dénominateur à toutes les sensibilités du parti. Faut-il pour autant désespérer ? « La version optimiste, c'est que les nouvelles idées sortiront une fois que le candidat de la gauche sera nommé», espère Geoffard.


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Lang sur la voie de Royal ?

Par Jean-Dominique MERCHET

QUOTIDIEN : Jeudi 19 octobre 2006 - 06:00

Jack Lang s'apprête-t-il à rallier Ségolène Royal ? Le député du Pas-de-Calais a déjà fait des offres de services auprès de l'équipe Royal pour prendre la tête de son comité de soutien si elle est investie par le PS. Il a proposé d'ouvrir son carnet d'adresses «chez les artistes, les créateurs, les intellectuels...» Les fabiusiens le courtisent aussi. Le fils de Laurent Fabius lui a même demandé de revenir au plus vite dans la maison du père.


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18 octobre 2006

Le premier grand débat: Les interventions de Ségolène Royal


Segolene - debattv - 1
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