Désirs d'avenir UK - Ségolène Royal 2007

Le Blog d'Outre-Manche de soutien à Ségolène Royal

01 septembre 2006

Ségolène Royal de nouveau la cible de Nicolas Sarkozy

Le président de l'UMP a fustigé le "vide sidéral" des propositions de la socialiste.

Alors que l'université d'été de l'UMP s'ouvre vendredi 1er septembre pour trois jours à Marseille, Nicolas Sarkozy s'en prend violemment à son adversaire socialiste potentielle Ségolène Royal, dont il fustige le "vide sidéral" des propositions dans un long entretien publié samedi dans Le Figaro Magazine.
Au risque de provoquer de nouvelles tensions avec Dominique de Villepin, le ministre de l'Intérieur n'exclut pas de rester au gouvernement jusqu'à l'élection présidentielle.
"Nous sommes au mois de septembre: il est trop tôt pour s'enfermer dans une position de principe", déclare Nicolas Sarkozy, qui observe que Lionel Jospin, Edouard Balladur, François Mitterrand, Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chaban-Delmas et Jacques Chirac (en 1988 et 1995) ont été en leur temps candidats tout en étant Premiers ministres ou présidents sortants.

Lors du congrès du 14 janvier

Soucieux de laisser planer le suspense, il ajoute qu'il ne dévoilera pas ses intentions "avant que l'UMP ait choisi de soutenir son candidat", lors du congrès prévu le 14 janvier 2007.
Jusqu'à présent, Nicolas Sarkozy avait toujours laissé entendre qu'il quitterait le gouvernement au moment de la désignation du candidat UMP. Une décision contraire risque de créer de nouvelles tensions avec Dominique de Villepin. "Un candidat a besoin, quand il se lance, et c'est à la fois juste, moral et efficace, de toute son indépendance pour porter un projet", déclare le Premier ministre cette semaine dans "L'Express".
Nicolas Sarkozy, qui affirme entretenir désormais des "relations pacifiées" avec Jacques Chirac et Dominique de Villepin, répète qu"'il n'y aura qu'une seule candidature" soutenue par son parti après un vote des militants, conformément à la décision prise en décembre dernier par le bureau politique.
Interrogé sur une éventuelle candidature de Jacques Chirac à un troisième mandat, il assure que "chacun a le droit d'être candidat" mais que "personne n'a plus de droits qu'un autre".
En attendant, le président de l'UMP prend pour cible Ségolène Royal. La contribution de la favorite des sondages à gauche au débat d'idées "est proche de zéro", tranche Nicolas Sarkozy. Il observe que "les seules idées, dans le vide sidéral du discours de Mme Royal, ce sont celles qu'elle (lui) emprunte et qui prennent son électorat à rebrousse-poil", comme sa critique des 35 heures ou sa proposition d'un encadrement militaire des jeunes délinquants.

Les "stratégies agressives"

Convaincu que l'élection de 2007 sera "difficile" pour la droite, Nicolas Sarkozy appelle son camp au rassemblement. "Chacun doit être persuadé qu'il aura sa place dans le grand combat présidentiel de 2007", lance le président de l'UMP, qui constate "l'échec" des "stratégies agressives" de Philippe de Villiers et de François Bayrou, ses deux concurrents à droite et au centre.
Nicolas Sarkozy va même jusqu'à ne pas exclure de gouverner avec des personnalités de gauche "qui sont pour le mouvement" s'il est élu. Dans un geste d'ouverture vers la gauche, il se dit partisan d'une "égalité sur le plan financier" entre les couples homosexuels et hétérosexuels, tout en étant opposé au mariage entre deux personnes de même sexe.
Le président de l'UMP ne voit en revanche "pas de risque" d'une nouvelle présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle. Il estime que l'action qu'il a menée depuis 2002 pour "décomplexer" la droite et "rendre inutile le Front national" permettra d'éviter un nouveau 21 avril.
Dans cet esprit, Nicolas Sarkozy "revendique" toujours sa volonté de "rupture" avec l'action conduite par la droite depuis 2002 et se défend de tout "zigzag idéologique". "La vérité, c'est que si on veut gagner la présidentielle, il faut rassembler 50% des électeurs, plus une voix. Pour rassembler, il faut se hisser au-dessus de ses racines et élargir sa famille politique", explique le président de l'UMP.
(AP)

© Le Nouvel Observateur

Posté par Didier Delsol à 09:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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