21 septembre 2006
Lionel Jospin serait candidat à la candidature socialiste pour 2007
LEMONDE.FR avec AFP | 21.09.06 | 17h49 • Mis à jour le 21.09.06 | 17h55
elon une information parue, mercredi 20 septembre, sur le site Internet du Point, Lionel Jospin aurait annoncé mardi à ses proches son intention d'être candidat à la candidature socialiste pour l'élection présidentielle de 2007, lors d'un dîner organisé par Daniel Vaillant, le maire du 18e arrondissement de Paris.
Une information que l'ancien premier ministre pourrait confirmer dans l'émission Question ouverte, sur France 2, à laquelle il est invité, jeudi soir, à 20 h 30. S'il se prononçait en ce sens, il deviendrait le septième candidat déclaré ou probable à l'investiture socialiste, avec Ségolène Royal, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry, Laurent Fabius et François Hollande.
Par ailleurs, Daniel Vaillant, l'un des plus fidèles soutiens de M. Jospin, est déjà en train de tenter de réunir les parrainages internes nécessaires au dépôt d'une candidature. Il faut en effet obtenir les signatures de trente membres titulaires du conseil national ou premier secrétaire d'une fédération pour pouvoir concourir. "Au cas où..."
Initialement prévue le 28 septembre, la date d'ouverture du dépôt des candidatures au Parti socialiste a été repoussée au 30 septembre, jusqu'au 3 octobre à 15 heures. L'ensemble des adhérents voteront le 16 novembre.
Mme Royal lance sa campagne avant d'être investie candidate
LE MONDE | 20.09.06 | 16h30 • Mis à jour le 20.09.06 | 16h30
es représentants des comités locaux de campagne "Désirs d'avenir", réunis par Ségolène Royal dans la salle des fêtes de la mairie de Bondy (Seine-Saint-Denis), mardi 19 septembre, sont repartis avec une feuille de route et un mot d'ordre : ne pas se laisser impressionner par le Parti socialiste.
"Je vous demande de vous mettre en mouvement, leur a lancé la candidate à l'investiture du PS pour 2007. Vous devez faire parler les citoyens sur les thèmes que je décline depuis quelque temps", à savoir : "L'ordre juste, la République du respect, la démocratie participative" ou encore "la valeur travail". Pour le reste, a-t-elle ajouté, "vous allez trouver votre place par rapport au Parti socialiste. Vous constituez un lieu où il n'y a pas d'enjeux de pouvoir, où il n'est pas trop tard pour adhérer (...). Votre rôle est irremplaçable." Sa conclusion fut simple : "A vos sacs au dos !"
Au même moment, la tension montait au bureau national du PS sur l'organisation de la compétition entre les candidats potentiels. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë a demandé au premier secrétaire, François Hollande, plus d'"équité" dans le traitement des candidatures, soutenu dans ce sens par les partisans de Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.
"DÉBAT AVEC LES FRANÇAIS"
En cause : le meeting, annoncé le 5 octobre - deux jours après la fin du dépôt des candidatures - à Montpellier en présence de Mme Royal et de M. Hollande. Les huit responsables des fédérations d'Ile-de-France, parmi lesquels Patrick Bloche à Paris, ont aussi annoncé leur intention d'organiser eux-mêmes un débat public avec tous les candidats déclarés.
Mme Royal passe outre, bien décidée à contourner l'appareil et à imposer sa méthode. "Il n'y a pas pour moi de débats internes et de débats externes, il y a un débat avec les Français", a-t-elle souligné à Bondy, en invitant son auditoire à lire "au moins quinze minutes par jour" son site Desirsdavenir.org, tête de pont de son réseau, dans le cadre d'une campagne qu'elle voudrait "participative".
"C'est beaucoup plus difficile que de faire une suite de meetings où on délivre un discours, on se fait applaudir, il y a quelques cornes de brume, on replie les tréteaux et on recommence dans la ville voisine, a lancé Mme Royal. Il en faudra aussi. Ça viendra. Mais une campagne ne se conduit plus du tout comme ça, elle se conduit comme je viens de vous l'expliquer." Désireuse de montrer qu'elle peut "faire autrement", la candidate a promis : "Le pouvoir ne me changera pas. En revanche, nous avons la responsabilité de rendre le pouvoir aux citoyens, mais sans démagogie."
Elle met ainsi en concurrence le parti traditionnel et ses courants avec son réseau où se mélange militants et sympathisants socialistes. "Les nouveaux adhérents sont très sensibles" à cette méthode, assurait à la sortie le député de Paris, Christophe Caresche, présent comme plusieurs autres responsables du PS, Arnaud Montebourg, Jean-Louis Bianco, Gaëtan Gorce, Gilles Savary, Michel Sapin, qui, tous, font désormais partie de son "conseil d'animation politique".
Sans prononcer son nom, Mme Royal a ensuite sèchement répondu à Lionel Jospin, qui, le 17 septembre, au lendemain de la confrontation entre les présidentiables du PS à Lens (Pas-de-Calais), avait jugé que "tout le monde" pouvait "gagner ou perdre" l'élection de 2007. "Quand j'entends dire n'importe qui va gagner, ce n'est pas juste et ce n'est pas respectueux des électeurs dans le parti et, demain, dans le pays."
Isabelle Mandraud
Article paru dans l'édition du 21.09.06
Le discours de Ségolène Royal à Bondy
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http://www.segoleneroyal2007.net/article-3906705.html
