Désirs d'avenir UK - Ségolène Royal 2007

Le Blog d'Outre-Manche de soutien à Ségolène Royal

25 septembre 2006

Ségolène Royal veut "remettre dans le secteur public EDF et GDF"

LEMONDE.FR avec AFP | 25.09.06 | 17h46  •  Mis à jour le 25.09.06 | 17h46

vant de s'envoler pour le Sénégal, Ségolène Royal n'a pas manqué, lundi 25 septembre, de fustiger le projet de loi sur la fusion GDF-Suez, alors que les députés s'apprètent à voter l'article central du projet de loi privatisant GDF. Dans les couloirs de l'Assemblée nationale, la députée socialiste a estimé que cette fusion était une "faute" et a prôné "une fusion EDF-GDF" pour permettre l'émergence d'un "pôle public national de l'énergie".

"Cette réforme est une faute (...) Elle va provoquer une hausse du prix de l'énergie à un moment où les Français sont déjà durement touchés par le prix du pétrole. Elle menace la politique énergétique de la France", a estimé la présidente de la région Poitou-Charentes. "La bonne solution serait une fusion, un rapprochement entre GDF et EDF, pour permettre l'émergence d'un pôle public national de l'énergie à un moment où nous devons préparer un investissement massif dans les énergies renouvelables et être beaucoup plus vigilants sur les déchets nucléaires", a-t-elle précisé.

L'ÉNERGIE, UNE QUESTION "CENTRALE" DANS LA CAMPAGNE

"Ce débat parlementaire est une occasion manquée pour équiper la France d'un pôle public national de l'énergie", a-t-elle poursuivi avant d'ajouter : "Nous devrons remettre à plat l'ensemble du dossier. Nous devrons remettre dans le secteur public GDF et EDF pour créer un champion national de l'énergie." "La question de l'énergie est tout à fait centrale" pour l'élection présidentielle, a estimé la candidate à l'investiture socialiste pour 2007, en soulignant son "enjeu social, environnemental et économique".

Un peu plus tard, Mme Royal a souligné "trois menaces" que ce projet de loi ferait peser sur les Français. Selon elle, la privatisation de GDF menace d'abord "le pouvoir d'achat des Français", car elle va aboutir "à une hausse du prix" du gaz et de l'électricité. 

Cette privatisation menacerait également "l'autonomie énergétique de la France" car "avec la privatisation rien n'empêche un actionnaire privé de prendre le contrôle de GDF". Enfin, elle menacerait "la préparation de l'avenir et de l'après-pétrole", alors que, pour elle, "l'émergence d'un pôle public de l'énergie avec le rapprochement EDF-GDF aurait permis la préparation" de cet avenir.

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François Hollande, courtisé par Henri Emmanuelli et accusé par Laurent Fabius

h_9_ill_816306_hollandeLEMONDE.FR avec AFP | 24.09.06 | 13h57  •  Mis à jour le 24.09.06 | 21h18

imanche 24 septembre, le socialiste Henri Emmanuelli a explicitement demandé "au premier secrétaire" "d'être candidat à la candidature", prenant pour la première fois position dans le débat. La veille, Benoît Hamon, lui aussi dirigeant du courant Nouveau Parti socialiste (23,5 % du PS), avait lancé le même message à François Hollande.

Pour M. Emmanuelli, la candidature de François Hollande "ne serait pas comme je l'entends dire, y compris par lui-même, une candidature de plus, ce serait au contraire beaucoup de candidatures en moins". Le ténor du PS, député des Landes, qui s'exprimait en conclusion de l'université de rentrée du NPS, à Saint-Nazaire, a précisé qu'il lançait plus son appel au "premier secrétaire, garant de notre identité", qu'à François Hollande en tant que personne.

A l'inverse, le troisième chef du NPS, Vincent Peillon s'était plutôt rallié ces dernières semaines à Ségolène Royal. Pour MM. Emmanuelli et Hamon, le fait d'en appeler à un nouveau candidat est probablement une façon de ne pas prendre partie pour ceux qui tentent de concurrencer Mme Royal. Les candidatures devront être déposées entre le 30 septembre et le 3 octobre, afin que les militants socialistes se prononcent le 16 novembre, avec un deuxième tour éventuel le 23. D'ici là, la bataille continue de faire rage. 

Déjà candidat à l'investiture, Dominique Strauss-Kahn s'est employé depuis quelques jours à dissuader Lionel Jospin. Dimanche, à Rennes, il lui a rappelé qu'il ne serait "pas utile que nous ayons une candidature de plus, à un moment où certains déplorent qu'il y en ait trop".

"L'APPAREIL" EST PARTIAL, SELON M. FABIUS

Cette course entre les ténors du PS, Laurent Fabius l'a lui jugée faussée... par François Hollande : alors que "l'appareil devrait être impartial"  d'ici l'investiture du candidat, il est à fond, premier secrétaire en tête, pour une des candidatures", s'est-il plaint dans un entretien au Journal du Dimanche. Il a laissé ainsi entendre que François Hollande favorisait sa compagne, Ségolène Royal.

"Les conditions d'une désignation loyale ne sont pas remplies", a poursuivi Laurent Fabius, réclamant des débats dans chaque région. Le candidat à l'investiture a ajouté avoir "des doutes sur les conditions de vote [pour désigner le candidat] dans plusieurs fédérations départementales verrouillées" . A propos de sa rencontre avec Lionel Jospin, avec lequel il pourrait avoir un accord de désistement, Laurent Fabius a précisé que celui-ci ne lui avait "rien" demandé.

Le seul point d'accord du week-end entre les ténors socialistes aura été la critique de Nicolas Sarkozy. Plutôt que de lever le voile sur ses intentions pour 2007, François Hollande a préféré attaquer samedi celui qui "utilise la colère des Français" en critiquant les magistrats. Sa charge a été relayée par Elisabeth Guigou, Laurent Fabius, puis Jack Lang et enfin Dominique Strauss-Kahn.

Posté par Didier Delsol à 11:23 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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