19 octobre 2006

Des camps très contents de leur champion

Les entourages de Royal, DSK et Fabius satisfaits avant un nouveau débat, ce soir.

Par Jean-Dominique MERCHET, David REVAULT D'ALLONNES

QUOTIDIEN : Jeudi 19 octobre 2006 - 06:00

Au lendemain du premier de leurs débats télévisés, les trois candidats à l'investiture PS se voulaient satisfaits, preuve que la confrontation n'a pas bouleversé les rapports de force. Pour le reste, l'exégèse du débat lui-même a, évidemment, fait débat. «C'est un match nul, assure François Rebsamen, partisan de Royal . Ségolène Royal a donc gagné, puisqu'elle était face à deux poids lourds dans un débat sur l'économie et le social. Ceux qui étaient inquiets sur ses capacités sont rassurés.» Au point que certains, qui temporisaient avant de se déclarer en faveur de la candidate, devraient sortir du bois, comme André Vallini, ce soir face aux militants de l'Isère.

Les partisans de Strauss-Kahn éreintent, eux, «le recours permanent à l'exemple régional. Ce n'est pas en faisant des champs d'éolienne que tu règles le problème de l'indépendance énergétique...» Et de brosser un avantageux bilan pour DSK : «Il voit le décor, les contraintes, il maîtrise l'exercice. Il en sort dynamisé et combatif.» «Dominique Strauss-Kahn a plaidé pour une social-démocratie, donné du sens à sa présidence, soutient Jean-Christophe Cambadélis. Il s'est situé dans une nouvelle offre politique, celle d'un renouvellement de la gauche.»

Du côté de chez Fabius, on juge que «Royal se situe dans une logique pictocharentaise et non de présidence de la République, Strauss-Kahn a fait un discours de ministre de l'Economie alors que Fabius, plus précis, a évolué dans un registre présidentiel». Et de plaider pour «un débat qui permette des échanges plus directs et des désaccords mieux assumés». Ce pourrait être le cas ce soir à Clermont-Ferrand pour le premier débat devant les militants, d'où caméras et micros seront soigneusement bannis. Quinze minutes de présentation par candidat, suivies de neuf questions différentes (trois chacun), «élaborées collégialement par les équipes des candidats sur la base des questions des internautes» et posées par les premiers fédéraux. Des questions non plus «thématiques», mais «transversales et assez ouvertes pour que chaque candidat puisse bien figurer».


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