27 octobre 2006
Ce blog est destiné à toutes celles et à tous ceux vivant en Grande-Bretagne sympathisants PS, adhérents PS, ou tout simplement interessés par la politique et désireux de vouloir soutenir la candidature de Ségolène Royal à l'élection présidentielle de 2007.
Ce blog a pour but d'être le moyen d'expression d'un comité de soutien à Ségolène Royal en Grande-Bretagne.
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Quelques soutiens de Ségolène Royal
Au Zénith, le PS fait monter les décibels
Les trois candidats PS participaient hier soir à Paris au deuxième débat régional.
Par David REVAULT D'ALLONNES
QUOTIDIEN : vendredi 27 octobre 2006
Ils ont, d'emblée, fait entendre leurs voix. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, avait pourtant insisté, en introduction : le candidat désigné «aura besoin de tous». Mais, avant même l'entrée en lice des compétiteurs, leurs supporteurs ont rivalisé de décibels, à coups de «Ségolène», «Laurent» ou «DSK». A l'école des primaires, le PS passait un nouvel examen, hier soir au zénith de Paris. Une semaine après la confrontation de Clermont-Ferrand, l'enjeu, évidemment, tenait à l'endroit, et à ses juteuses parts de marché : la fédération de Paris, désormais la première de France avec pas loin de 20 000 adhérents. Et, au-delà, les fédérations franciliennes, près du quart des 200 000 militants appelés à voter. Patrick Bloche, premier secrétaire de la fédération de Paris, s'attendait à un débat «plus rock'n'roll que Clermont». La salle, comme prévu, s'est révélée des plus ardentes.
La formule, elle, demeurait inchangée. Un quart d'heure de présentation par candidat, puis trois réponses aux mêmes questions thématiques : banlieues, précarité, Europe. L'entourage de Ségolène avait bien tenté, hier, d'en obtenir une quatrième sur la démocratie. Refusée par ses concurrents. «On ne pouvait pas lui laisser la chance de se rattraper sur les jurys citoyens», lâche un membre d'une écurie rivale.
D'emblée, Laurent Fabius a joué de la fibre militante pour s'offrir Ségolène Royal : «Des idées nouvelles jaillissent autour de nous, et notamment chez nous. Je voudrais proposer ici l'idée la plus nouvelle : qu'en 2007 le candidat désigné par le PS applique le projet socialiste.» Déluge d'applaudissements. Avant de faire bondir la salle huées et acclamations mêlées, cette fois en évoquant le référendum sur la Constitution. Désormais, Laurent Fabius colle au petit livre rose sur tous les sujets. «On présente les militantes et militants du PS comme des passéistes parce qu'ils soutiennent leur projet. Il faut rendre justice au projet et aux militants», a martelé l'ancien Premier ministre, qui a conclu sur cette exhortation : «Lorsque vous aurez à vous prononcer, soyez totalement libres.»
Au petit jeu du volume sonore, Ségolène Royal a, incontestablement et à maintes reprises, suscité le plus de réactions : à la fois délire d'applaudissements et nombreux lazzis. Veste rose, la candidate s'est réjouie de l' «extraordinaire moment démocratique». Avant de répliquer à Laurent Fabius : «Même avec un excellent projet, un excellent bilan, le peuple français n'est pas forcément au rendez-vous. Aujourd'hui, rien n'est acquis.» Et, pour défendre son rapport privilégié à l'opinion, de brandir le 21 avril : «On pourra toujours dire : les enquêtes ne reflètent rien. Mais, à force de ne rien voir, on a ensuite une insurrection dans les urnes.» Après avoir essuyé des sifflets sur une de ses formules favorites «N'ayons pas peur du peuple» , la favorite des sondages s'est autorisé une idyllique formule : «La démocratie, c'est comme l'amour. Plus il y en a, plus elle grandit...»
«La politique est de retour», a ensuite attaqué Dominique Strauss-Kahn, qui a appliqué la carte sociale-démocrate aux sujets du jour. «Il faut mener la réforme, pas seulement dans les cent premiers jours, mais du premier au dernier jour», a-t-il lancé à l'adresse de Laurent Fabius. Non sans régler son compte à «l'ordre juste» de sa rivale : «Je suis, vous êtes des progressistes. L'ordre est nécessaire, mais ne peut constituer un projet pour les socialistes.» Dominique Strauss-Kahn, après avoir prôné une «société de confiance, pas de surveillance», a conclu en appelant de ses voeux «un Parti socialiste qui gagne, qui gagne et qui gagne encore». A l'applaudimètre ?
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/213309.FR.php
© Libération
23 octobre 2006
Ségolène Royal concrétise la démocratie participative
La candidate à la candidature socialiste a annoncé qu'elle souhaitait une évaluation des politiques publiques par des "jurys de citoyens".
Ségolène Royal a proposé, dimanche 22 octobre, dans le cadre de la "démocratie participative" qu'elle entend mettre en place si elle est élue en 2007, de faire évaluer l'ensemble des politiques publiques par des jurys de citoyens.
Ces jurys de citoyens tirés au sort permettraient d'instaurer "une surveillance sur la façon dont les élus remplissent leur mandat", a expliqué la candidate à la candidature socialiste lors de la 15e Cité de la réussite à la Sorbonne. Ils fonctionneraient "à partir d'un certain nombre d'indicateurs que l'on pourrait démocratiquement mettre en place", a ajouté Ségolène Royal sans plus de précision.
Pour "associer les citoyens aux décisions qui les concernent", la candidate socialiste a également proposé de mettre en place des référendums d'initiative populaire et des budgets participatifs, sur le modèle de celui qu'elle a instauré depuis 2004 dans sa région Poitou-Charentes.
"Révolution démocratique"
Ségolène Royal a dit compter sur cette "révolution démocratique" pour répondre à la "crise politique, démocratique, voire même morale", qui touche selon elle la France aujourd'hui. La candidate à l'investiture socialiste a assuré que son projet de démocratie participative n'était pas contraire à la démocratie représentative.
Elle s'est défendue de tout populisme après sa petite phrase controversée selon laquelle son "opinion est celle du peuple français" sur la question de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. "On ne peut pas dire au peuple français qu'on va le consulter (par référendum) et lui dire en même temps qu'il est trop bête pour réfléchir et qu'il fasse comme on lui dit de faire", a-t-elle dit.
Ségolène Royal a jugé la polémique révélatrice du "fossé qui s'est creusé entre les responsables politiques et le peuple". "Moi, je n'ai pas peur du peuple", a-t-elle lancé.
"Populiste"
Ségolène Royal accuse également Nicolas Sarkozy de "populisme" sur la question de la sécurité et estime que les promesses électorales d'un ministre en exercice constituaient un "déni de démocratie". "Trouver des explications faciles ou démagogiques au désordre des choses et aux insécurités, et en premier lieu en pointant du doigt l'autorité judiciaire à laquelle on doit son indépendance, je pense que c'est basculer dans une certaine forme de populisme", a déclaré la présidentiable socialiste, interrogée sur la mise en cause des juges par le ministre de l'Intérieur. Elle a jugé "invraisemblable" que le probable candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, une personne "aux responsabilités", puisse promettre le changement.
"Le pouvoir, j'en ferai quelque chose et je ne trouverai pas je ne sais quelle échappatoire une fois élue pour dire si je suis élue dans le futur vous verrez ce que vous verrez", a assuré Ségolène Royal.
22 octobre 2006
Ségolène Royal à la cité de la réussite- TF1
Cité de la réussite - Ségolène Royal
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Ségolène Royal à la cité de la réussite
Cité de la réussite - Ségolène Royal
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Réactions de militants après le premier débat
1er débat - Réactions des militants PS
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Le nouvelobs et Ségolène
"Making of"
Le Nouvel Obs comme il se fait
Auteur : LAURENT JOFFRIN
Ségolène et nous
Un lecteur courroucé nous envoie une lettre de rupture. Votre engagement inadmissible contre Ségolène Royal, écrit-il en substance, me conduit à résilier mon abonnement, vous êtes décidément trop partisans dans votre critique d’une femme qui porte l’espoir de la gauche. Sourire des destinataires. Jusqu’ici, nous ne pouvions pas faire un pas dehors sans qu’un lecteur ou un électeur, pour s’en plaindre ou s’en féliciter, nous interpelle sur notre soutien supposé à Ségolène. Et de fait, il y a un an, nous avions été les premiers à prendre au sérieux son éventuelle candidature en titrant notre journal « Et si c’était elle ? », sous une jolie photo un peu solennelle de la dame. Aussitôt on nous imputa une option militante et calculée. Nous faisions partie d’une trame plus vaste, sur fond de ténébreuse complicité, destinée à promouvoir « Ségo » de la présidence du Poitou-Charentes à celle de la république.
Comme nous recommençâmes au printemps, puis à l’automne, au fur et à mesure que le phénomène Royal prenait de l’ampleur, nous fûmes définitivement classés « ségolistes de choc », notamment par les concurrents de la madonne des sondages, persuadés qu’un pacte diabolique nous unissait à celle qui leur volait leur rôle. Puis, surprise, l’Obs de jeudi dernier, consacrant un papier à la compétition socialiste, le titre, avec un clin d’œil, « Et si ce n’était pas elle ? ». Revirement opportuniste ? Anticipation d’une chute ? Désamour ? Aucunement.
Il est toujours difficile de persuader le public que les journaux ne sont pas dirigés comme des factions politiques ou des machines de guerre idéologiques. Les journaux cherchent à capter l’air du temps, à comprendre les phénomènes sociaux ou d’opinion, à annoncer les événements autant qu’à en rendre compte. D’où leurs incertitudes et leurs erreurs. D’où, aussi, leurs intuitions. Plusieurs d’entre nous ont eu l’intuition, il y a un an, que Ségolène Royal, par son langage nouveau et sa personnalité, pouvait créer une surprise dans la course présidentielle. Que l’Obs en ait été le messager, tant mieux ! Après tout, ce journal a tojours cherché les idées et les hommes – ou les femmes – qui pouvaient renouveler, moderniser la gauche. Il était dans son rôle. Voilà l’essentiel du calcul. Les journaux obéissent à une logique professionnelle plus que politique. Ils cherchent à intéresser leur lecteurs et à décrypter le réel mieux que leurs concurrents. C’est le fondement de leur comportement, de leurs succès comme de leurs échecs. Il ne s’agit pas d’une simple logique commerciale, comme on le dit souvent sans réfléchir. Il s’agit du contact avec le lecteur, de la nécessité élémentaire, pour tout journaliste, du plus austère au plus séducteur, de se faire lire. Dans les dictatures, les journalistes peuvent ignorer le lecteur : il y a un monopole des moyens d’information. En démocratie, le citoyen est fort heureusement libre d’acheter ou de ne pas acheter tel ou tel journal. Les journalistes, par définition, s’adaptent aux conéquences pratiques de cette liberté précieuse : ils doivent se faire lire. Ils doivent aussi démontrer tous les jours que cette nécessité est la seule qui compte, que le journal n’a pas de fil à la patte, qu’il décide de la hiérarchie des informations sans interférence extérieure.
Il ne déplait pas au directeur de l’Obs qu’en faisant état d’un doute sur Ségolène, nous montrions, sans affectation, que nous ne faisons pas campagne, que nous gardons nos distances. L’excellent François Bazin, chef du service politique, rend donc compte, en journaliste, d’une atmosphère un peu indéfinissable qui flotte dans les sections et les fédérations du PS, et dans une partie de l’opinion. Les sondages, restent bons et les pronostiqueurs internes constatent un fort soutien en faveur de Ségolène parmi les militants. Pourtant le doute – légitime - subsiste. L’affaire est-elle vraiment pliée, se demande-t-on ? Et surtout, au fond, que veut Ségolène Royal ? La candidate a fait jusqu’ici campagne sur la méthode – je m’adresse au peuple et non aux élites, je cherche à faire rentrer le citoyen dans le jeu politique – avec le succès que l’on sait. Elle a porté le fer en avançant deux ou trois idées distinctes de la doxa socialiste et martelé sa formule favorite, « l’ordre juste ». Mais on attend d’elle, aussi, non pas telle ou telle compétence technocratique, mais une idée de la France, de la société et de la gauche. Une idée, aussi, plus moderne du socialisme. La méthode, certes, est importante. Mais arrive un moment où, pour occuper la charge suprême, il faut accepter l’épreuve du feu. Et l’épreuve du feu, en démocratie, c’est le débat contradictoire, dans sa violence et dans sa vérité. Voilà qui explique nos choix. Non pas un calcul ou une volte-face. Une attente.
20 octobre 2006
Ségolène Royal dresse un bilan mitigé des 35 heures
LEMONDE.FR Avec Reuters | 05.06.06 | 09h29 • Mis à jour le 20.10.06 | 10h31
près son pavé dans la mare sur le thème de la sécurité, Ségolène Royal dresse un bilan mitigé de la semaine de 35 heures, mesure phare du gouvernement de "gauche plurielle" de Lionel Jospin et sujet tabou au Parti socialiste.
Dans le chapitre 2 du "livre en ligne" qu'elle publie sur son site Internet, "Désirs d'avenir", la députée socialiste estime que "la répartition de l'effort et des avantages" liés aux 35 heures "a été fortement inégalitaire". La contrepartie de cette réduction du temps de travail a été "un spectaculaire assouplissement du droit du travail (...) et une flexibilité accrue (annualisation, réduction des délais de prévenance, etc.)", écrit Ségolène Royal, aujourd'hui favorite des sondages dans la course à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007.
La réduction de la semaine de travail, officiellement de quatre heures, s'est en fait "bornée en moyenne à 2 h 30, voire 1 h 30 pour les ouvrières du textile", poursuit la compagne du premier secrétaire du PS, François Hollande. "La proportion des salariés en horaires flexibles est passée de 10 % à 40 %, soit plus que les salariés américains", souligne-t-elle. "Pour ceux-là, les rythmes de travail ont été intensifiés, les amplitudes horaires étendues et la segmentation de la journée de travail accentuée." C'est essentiellement au bas de l'échelle des qualifications et des statuts que la flexibilité a été accentuée, constate la présidente de Poitou-Charentes.
"RÉSULTAT NON VOULU"
Elle cite l'exemple du groupe de pneumatiques Michelin, où "les cadres ont bénéficié de jours de congé supplémentaires et les ouvriers sont venus travailler le samedi". La semaine de 35 heures a ainsi abouti, selon elle, à un résultat "non voulu" : "Une dégradation de la situation des plus fragiles, notamment les femmes ayant des emplois peu qualifiés, pour lesquelles la flexibilité s'est traduite par un empiètement accru sur leur vie personnelle et familiale, alors que les femmes cadres y ont trouvé, elles, des jours de respiration bienvenus."
"Malgré l'intensification du travail et du stress, malgré la difficulté à joindre les deux bouts pour ceux qui s'en sortaient en cumulant les heures supplémentaires, l'appréciation globale des 35 heures par les salariés reste positive", note cependant Ségolène Royal. "Sans doute parce que le désir est fort d'avoir un peu de temps pour soi ou pour sa famille (...) et parce que l'espoir de créations d'emploi était largement partagé." Enfin, l'ancienne ministre de Lionel Jospin estime que la loi Fillon, votée par la droite pour assouplir les 35 heures, a en réalité "figé les inégalités et cassé la dynamique de création d'emplois", objectif initial de la réduction du temps de travail."En termes de qualité de vie au travail, les résultats des 35 heures sont donc mitigés", conclut-elle.


