Désirs d'avenir UK - Ségolène Royal 2007

Le Blog d'Outre-Manche de soutien à Ségolène Royal

25 août 2006

Dray dénonce "la guerre picrocholine" du PS

drayLe porte-parole du parti socialiste a appelé au "rassemblement" au jour d'ouverture de l'université d'été.

Le porte-parole du PS, Julien Dray, a appelé au jour de l'ouverture de l'université d'été des socialistes à La Rochelle, le vendredi 25 août, au "rassemblement" du PS et à ce que cesse "cette guerre picrocholine" au sein du parti.
"Je suis inquiet parce qu'il ne faut pas se tromper de cible, de combat, d'adversaire, l'objectif doit être la victoire en 2007", a déclaré Julien Dray s'exprimant en duplex depuis La Rochelle sur France 2.
"Si cette confrontation tourne à une guerre fratricide, si des blessures sont créées qui deviennent irrattrapables, on risque de recréer les conditions de la défaite de 2002" a ajouté le porte-parole du parti.
"Il faut arrêter cette guerre picrocholine, ces procès en suspicion", a-t-il asséné.

Rentrée "très difficile"

Pour lui, la rentrée va être "très difficile pour beaucoup de nos concitoyens en termes de pouvoir d'achat" et "ils ont envie qu'on s'occupe d'eux et qu'on s'arrête de s'occuper de nous".
Le porte-parole, partisan de Ségolène Royal, a réaffirmé que cette dernière incarne "une profonde rénovation de la vie politique par ses pratiques, ses comportements et par les valeurs qu'elle défend".
Il a estimé qu'une éventuelle candidature de Lionel Jospin qui "a clos de lui-même un chapitre en 2002" serait "un signe que le PS n'a pas été capable de muter, d'avancer, de tirer les leçons de l'expérience passée".

© Le Nouvel Observateur

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Les concurrents de Royal gagnent du terrain

20060610Même si Ségolène Royal reste très largement en tête avec 55%, ses concurrents à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle marquent des points.

D'après un sondage LH2 à paraître vendredi 25 août dans Libération, les concurrents de Ségolène Royal à l'investiture socialiste remontent dans les intentions de vote des sympathisants de la gauche. Mais la présidente de la région Poitou-Charentes reste largement en tête.
Selon cette enquête, 55% des sympathisants de gauche contre 62% en juin (-7) estiment que Ségolène Royal serait la meilleure candidate pour le PS. Dominique Strauss-Kahn et Lionel Jospin gagnent 2 points pour atteindre respectivement 24% et 22%.
Suivent ensuite Jack Lang (21%, =) et François Hollande (12%, +1). De leur côté, Martine Aubry (11%) et Laurent Fabius (9%) reculent respectivement de 1 et 3 points.
Parmi les sympathisants de gauche, 13% ne se sont pas prononcés.

Toujours en tête

Côté socialistes, Ségolène Royal voit aussi son pourcentage diminué légèrement. Avec 66% (-2) des sondés qui la considèrent comme la meilleure candidate, elle poursuit quand même la course en tête. Derrière elle, Dominique Strauss-Kahn progresse de 8 points avec 35% et Lionel Jospin de 3 points avec 27%. Jack Lang obtient 23% (-1), François Hollande 18% (+5), Martine Aubry 9% (-3) et Laurent Fabius 9% (+1). 6% des sondés ne se prononcent pas.

Sondage réalisé par téléphone les 18 et 19 août auprès d'un échantillon de 1.004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas)

© Le Nouvel Observateur

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A La Rochelle, le PS à cinq contre une

L'université d'été du parti permettra aux contradicteurs de Ségolène Royal d'exposer pendant trois jours leurs arguments pour 2007.

Par Jean-Dominique MERCHET, Paul QUINIO

QUOTIDIEN : Vendredi 25 août 2006 - 06:00

à La Rochelle

A domicile. Mais en terrain miné. Ségolène Royal, toujours reine des sondages (lire notre baromètre LH2 page 4), ouvre aujourd'hui à La Rochelle, en sa qualité de présidente de la Région Poitou-Charentes, l'université d'été du Parti socialiste. Un avantage de papier tant la députée des Deux-Sèvres est attendue au tournant de ce rendez-vous qui va signer le top départ de la campagne interne de désignation du candidat PS pour 2007. Fabius, Lang et Strauss-Kahn sont déjà officiellement en course. Jospin, qui interviendra à La Rochelle, pour la première fois depuis le 21 avril 2002, se tient prêt. Hollande ménage le suspens. Ségolène Royal, qui mène, depuis de longs mois, la course, peut-elle encore ne pas être désignée par les militants mi-novembre ? Elle reste indéniablement en position de force. Hier, la conférence de presse des présidents de Région a été pour elle l'occasion d'afficher quelques-uns de ses soutiens (Jean-Jack Queyranne de Rhône-Alpes, Michel Sapin du Centre...). Dressant le bilan de deux ans de direction socialiste dans la quasi-totalité des régions, Royal a sorti son atout maître, la carte du pragmatisme : «Quand nous accédons aux responsabilités, nous faisons quelque chose» de concret. Et d'évoquer par exemple la gratuité des manuels scolaires et l'installation des chauffe-eau solaires. Elle a aussi enregistré le quasi-soutien de Vincent Peillon, leader du NPS : «Appeler au sauveur [Jospin, ndlr] et jouer le tout sauf Ségolène ne marchera pas», prévient-il dans 20 Minutes d'aujourd'hui.

Mais il n'a pas échappé à la députée que cette rentrée, notamment depuis son intervention à Frangy-en-Bresse dimanche, est aussi l'occasion pour les éléphants de montrer leurs dents. Pas folle, elle a hier brandi le «talisman de l'unité» que les militants socialistes «ne voudront pas briser».

Mais, plus que jamais, deux logiques vont s'affronter au PS : la sienne, qui consiste à contourner le parti au profit de l'opinion, et celle des autres, plus interne et obéissant aux logiques d'appareils. Et qui, lancée à vive allure, peut faire des dégâts. Au point d'avoir raison de Ségolène Royal ?


http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/200427.FR.php

© Libération

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Les présidentiables du PS se retrouvent à La Rochelle

LEMONDE.FR | 25.08.06 | 08h33  •  Mis à jour le 25.08.06 | 09h17

'université d'été du PS s'ouvre à La Rochelle, vendredi 25 août. En toile de fond : la compétition acharnée entre les présidentiables du Parti socialiste. Si Ségolène Royal a choisi de se faire discrète, ses rivaux ont décidé de saisir l'occasion de lui damer le pion. Le discours de Lionel Jospin, samedi, est très attendu.

Le rendez-vous annuel du PS, qui attend un record de 3 000 participants, apparaît à hauts risques pour l'unité du parti, du fait de ces rivalités. Mais le député-maire PS de La Rochelle, Maxime Bono, s'est voulu rassurant : "De grosses perturbations sont annoncées" mais "le ciel s'éclaircit toujours au-dessus de l'université d'été !" "La Rochelle a une vertu principale, celle de l'apaisement, du rassemblement", a renchéri le patron de la fédération PS de Charente-Maritime, Olivier Falorni, cité par le quotidien régional Sud-Ouest.

Ségolène Royal a choisi de nouveau le décalage : elle se fera discrète ce week-end, mais très présente à l'extérieur, en particulier dans les médias. Elle doit s'exprimer vendredi, à la séance d'ouverture, en tant que présidente de la région Poitou-Charentes, qui accueille le forum. Mais on la cherche en vain dans le reste du programme. Notamment, elle ne s'exprimera pas lors des rencontres organisées par le Mouvement des jeunes socialistes (MJS), à l'inverse de la plupart des figures du parti : François Hollande, Lionel Jospin, Laurent Fabius, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry.

"LE DÉCLIC"

Un dernier sondage de LH2 pour Libération, à paraître vendredi, montre que Mme Royal est toujours plébiscitée par les socialistes, qui jugent, à 66 %, qu'elle serait la meilleure candidate du PS en 2007. Pour autant, depuis juin, sa cote de popularité a chuté de 2 points parmi les socialistes et de 7 points parmi les sympathisants de gauche en général. A l'exception de Jack Lang, ses rivaux potentiels ou déclarés progressent chez les sympathisants socialistes. Dominique Strauss-Kahn gagne 8 points (35 %), Lionel Jospin 3 points (27 %), François Hollande 5 points (18 %) et Laurent Fabius un point (9 %).

Dès avant l'ouverture de ce rendez-vous annuel, François Hollande a créé l'événement. Dans un entretien au Monde daté 25 août, il a évoqué sa "légitimité, celle d'un premier secrétaire élu par les suffrages des militants lors de quatre congrès successifs". Jeudi soir, il a confirmé qu'il pourrait se porter candidat à l'investiture socialiste, s'il s'avère qu'il y a "une confusion" au sein du parti.

Par ailleurs, deux responsables du PS, les secrétaires nationaux Martine Aubry et Eric Besson, ont souhaité jeudi que Lionel Jospin "dise rapidement" s'il sera ou non candidat à l'investiture socialiste, lors d'une rencontre informelle avec la presse à La Rochelle. Selon le maire de Lille, Lionel Jospin "a toutes les qualités" pour représenter le PS dans la course à l'Elysée : "Crédibilité, notamment à l'international, expérience, honnêteté, morale". Mais, a-t-elle jugé, "il faut un déclic, une rencontre entre un homme et l'opinion, car c'est cela, une élection présidentielle". Selon Mme Aubry, "la réponse, seul Lionel peut l'apporter" et, "tant qu'il n'a pas clarifié sa position", il bloque "les évolutions dans le parti sur le choix du candidat.

Lionel Jospin doit parler, samedi pendant une heure, devant l'université d'été des jeunes socialistes, également réunie à La Rochelle.


Avec AFP et Reuters

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L'université d'été du PS s'ouvre à La Rochelle

200608253.000 militants sont attendus au rendez-vous annuel du PS, marqué par la compétition sur l'investiture.

L'université d'été du Parti socialiste s'ouvre vendredi 25 août à La Rochelle tandis que la compétition est plus acharnée que jamais entre les différents candidats à l'investiture. Des présidentiables dont la liste pourrait encore s'allonger avec l'offre de service implicite de François Hollande révélée jeudi dans Le Monde et une éventuelle décision de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin.
Le rendez-vous annuel du PS, qui attend cette année un record de 3.000 participants, apparaît à hauts risques pour l'unité du parti, du fait de ces rivalités. Mais le député-maire PS de la ville, Maxime Bono, s'est voulu rassurant: "De grosses perturbations sont annoncées" mais "le ciel s'éclaircit toujours au-dessus de l'université d'été !".
Dès avant son ouverture, François Hollande a créé l'événement en évoquant sa "légitimité, celle d'un premier secrétaire élu par les suffrages des militants lors de quatre congrès successifs".
Il a ajouté jeudi soir qu'il pourrait se porter candidat à l'investiture socialiste s'il s'avère qu'il y a "une confusion" au sein du parti.

Peillon ségoliste

La présidente de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, grande favorite des sondages, a jugé que la déclaration de son compagnon, qui pourrait devenir son rival, n'a rien de nouveau: "Au bout du compte, ce sont les militants qui décident", a-t-elle affirmé.
Ségolène Royal peut se vanter d'un dernier ralliement: le co-animateur du courant Nouveau Parti Socialiste, Vincent Peillon, l'a jugée capable jeudi de créer "une dynamique de victoire" pour le PS.
Une enquête LH2-Libération révèle néanmoins jeudi que la position de la reine des sondages s'érode légèrement chez les sympathisants socialistes.
Ne prenant la parole que lors de l'ouverture de l'université d'été, Ségolène Royal pourrait se voir voler la vedette par François Hollande et par Lionel Jospin dont le discours samedi devant les jeunes socialistes est très attendu. Toutefois selon un de ses proches, Daniel Vaillant, l'ancien locataire de Matignon n'est "pas encore en situation d'être candidat".
Mise à part Ségolène Royal, qui a décliné l'invitation, tous les candidats déclarés ou potentiels plancheront devant le Mouvement des jeunes socialistes, notamment Laurent Fabius, Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn.

© Le Nouvel Observateur

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Lang en mal de parrainages

Par Muriel GREMILLET

QUOTIDIEN : Vendredi 25 août 2006 - 06:00

LangEt si le problème de Jack Lang, dans sa course à l'investiture, tenait en un chiffre ? Trente. C'est le nombre de parrainages de membres du Conseil national du PS que doivent réunir les aspirants candidats pour prétendre aller plus loin. Depuis quelques semaines, la rumeur enfle sur la difficulté du candidat Lang, lui aussi très populaire, à les réunir. Ce qu'il balaie vivement : «aucun problème, ni maintenant ni pour l'après». «Très serein», Jack Lang préfère parler de ses atouts de «personnalité respectée», de «président qui pourra apporter de la protection», de sa stature internationale, de son expérience ou de sa bonne cote chez les jeunes. La barrière des parrainages «ce sera pour lui un moment de vérité sur ses relations avec François Hollande, dit un député. Il verra alors si son soutien est récompensé». En début de semaine, Lang s'est fâché tout rouge quand François Rebsamen lui a suggéré de se retirer au profit de Ségolène Royal. Cette perspective lui rappellerait-elle son désistement au profit de Delanoë lors de la municipale de 2001 à Paris ?

http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/200421.FR.php

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Fabius rêve d'un face à face en novembre

Par Muriel GREMILLET

QUOTIDIEN : Vendredi 25 août 2006 - 06:00

FabiusAttendre la «dissipation du brouillard médiatique». Voilà le plan de Laurent Fabius face à Ségolène Royal. Et «on voit un coin de ciel qui se dégage», assure Claude Bartolone, le bras droit de Fabius. Un coin de ciel bleu, parce que l'ancien Premier ministre mise depuis le début de sa campagne sur une ligne politique claire : la reconquête des classes populaires, perdues par le PS lors de l'élection présidentielle de 2002, grâce à une «politique de transformation sociale».

Chez Fabius, on parie que «plus le vote va s'approcher, moins les militants vont se soucier de savoir qui est haut dans les sondages, mais plutôt qui propose quoi», dit un de ses conseillers. Des militants qui sont tout sauf «des supporteurs dans un fan club». Tranquillement, en dépit des sondages, l'équipe de Fabius travaille sa différence avec Ségolène Royal. Lui, clairement à gauche. Elle, blairiste. Lui, politique ; elle, médiatique. Sans oublier, plus discrètement, le problème de la gestion des ambitions de son propre compagnon, François Hollande... «Vous imaginez ce truc terrible, cette critique implicite, dit un fabiusien. Quand il est face à elle, il se dit : "Elle ne fait pas le poids" ? Même dans les meilleures tragédies antiques, on ne trouve pas tous ces ingrédients, le père, la mère, les enfants...»

Et une élection. Les fabiusiens rêvent d'un duel à l'automne entre leur champion et Ségolène Royal. «Ça l'obligerait à faire de la politique. Après son aimable compilation servie en discours à la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse dimanche...»

En attendant, il faut dissiper le «brouillard médiatique». Laurent Fabius a commencé en apparaissant sur TF1, en présentant ses «sept priorités pour 2007». Mais, pour l'instant, l'éclaircie reste bien cachée derrière les nuages.

http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/200422.FR.php

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Strauss-Kahn l'économie pour changer

Par David REVAULT D'ALLONNES

QUOTIDIEN : Vendredi 25 août 2006 - 06:00

dsk«Une équation qui n'est pas celle de Ségolène ni celle d'un éléphant. La bonne équation présidentielle.» Entre renouveau et expérience, pratique et usure du pouvoir, voilà le paradoxe prestement et habilement résolu par l'équipe de Dominique Strauss-Kahn, qui veut toujours y croire : le député du Val d'Oise serait, selon ses partisans, le «mieux à même de piloter le changement». Parce que DSK, agrégé de sciences économiques, superpatron de Bercy de 1997 à 1999 (avec l'Economie, les Finances et l'Industrie), «s'appuie sur une crédibilité économique extrêmement forte», assure le député européen Pierre Moscovici. «Il fut le ministre de l'Economie au seul moment où la France a créé des millions d'emplois. Il a combiné le passage à l'euro avec une croissance forte et piloté les réformes. Et il continuera à créer les conditions d'une croissance durable, le principal enjeu.» La phrase résonne comme une réponse au programme généraliste lancé à Frangy-en-Bresse par Ségolène Royal. Question énergétique, université et recherche, «nouveau compromis social», immigration positive, sur tous les sujets DSK cherche à imposer l'idée qu'il détient la clé de la plus grosse boîte à idées du PS. Si les sondages le laissent loin derrière Royal, le candidat à la candidature ne manque pas une occasion de souligner qu'il est celui qui lui résiste le mieux, puisqu'il devance désormais son ex-patron, Lionel Jospin. DSK avait indiqué, il y a quelques mois, qu'un retour de l'ancien Premier ministre ne le ferait pas rentrer à la niche. Vendredi soir à La Rochelle, DSK réunira, comme d'habitude,ses troupes pour une classique démonstration de force. «Ségolène Royal est solidement installée, mais nous constatons de plus en plus d'intérêt pour les thèses et les positions de DSK», jurent ses partisans.

http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/200423.FR.php

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Hollande le premier secrétaire tiraillé entre campagne et compagne

Par Paul QUINIO

QUOTIDIEN : Vendredi 25 août 2006 - 06:00

h_9_ill_743761_hollandeSi François Hollande a encore besoin d'être prévenu, cette sentence d'un député socialiste fera l'affaire : «Notre premier secrétaire a devant lui le mois le plus décisif de sa carrière.» Et d'ajouter : «Il me donne le sentiment de ne pas savoir comment l'aborder.»

L'équation à laquelle le patron du PS est confronté n'est effectivement pas simple à résoudre. Le paysage qu'il découvre chaque matin ressemble jour après jour un peu plus à un terrain miné. Une poignée de candidats, parmi lesquels sa compagne Ségolène Royal, qui continue d'être plébiscitée par l'opinion et d'agacer ses concurrents, un non-candidat «disponible» mais encombrant appelé Jospin (lire page 2) et un miroir qui ne lui confirme pas qu'il est le meilleur alors que, par fonction, le premier secrétaire du PS pourrait être le candidat naturel des socialistes. Ce fut le cas avec François Mitterrand. Et la primaire pour l'élection de 1995 opposait le patron du PS d'alors (Emmanuelli) et un de ses prédécesseurs (Jospin). «Il y aurait une logique» à ce que le premier secrétaire soit candidat, déclare d'ailleurs Hollande dans le Monde daté d'aujourd'hui. «Mais ce n'est pas la règle, puisque c'est le vote des militants qui doit en décider.»

Comme il le fait régulièrement, François Hollande continue de s'abriter derrière la démocratie interne pour convaincre qu'il n'y a rien à craindre du mois à venir. Une de ses phrases préférées : «Il ne faut jamais avoir peur d'un vote.» Longtemps, François Hollande a profité de sa légitimité auprès des militants socialistes. Il en était même la coqueluche après le double succès de 2004 (régionales et européennes). Mais Ségolène Royal lui a depuis chipé cette aura. Sur les marchés, les badauds l'interpellent désormais davantage pour lui demander des nouvelles de sa compagne que pour l'encourager lui.

François Hollande croit-il encore à ses chances, malgré les sondages défavorables, ou roule-t-il pour elle ? Plusieurs de ses très proches ont déjà franchi le pas: Julien Dray, Michel Sapin, François Rebsamen. Lui-même balaie aussi systématiquement d'un revers de main l'argument d'un Jospin ou d'un Fabius sur l'expérience. En gros, elle en a autant que les autres.

François Hollande, s'il devait le faire, ne se déclarera qu'en toute fin de parcours. Il répète à l'envi n'avoir que trois critères en tête : qui sera le mieux placé pour rassembler la gauche, qui peut gagner, qui sera le plus apte à gouverner. Il feint de négliger qu'avec les trois casquettes qu'il cumule ­ premier secrétaire, prétendant et compagnon de la favorite des sondages ­ la prise de décision risque de tourner au casse-tête.

http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/200424.FR.php

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Jospin doute moins de sa candidature que du moment de l'annoncer

20060822Par Paul QUINIO

QUOTIDIEN : Vendredi 25 août 2006 - 06:00

Quand ? Et comment ? Ce sont désormais les deux seules questions que se posent les amis de Lionel Jospin. Depuis qu'il s'est déclaré en juin «disponible» pour briguer l'investiture du Parti socialiste pour la présidentielle de 2007, plus personne ne doute que l'ancien Premier ministre meurt d'envie de «remonter à cheval», selon l'expression d'un de ses partisans. Depuis trois ans, le vrai-faux retraité de la vie politique a laissé filtrer les raisons qui pouvaient justifier son retour. Depuis quelques mois, il s'en est ajouté une, impérieuse : l'irrésistible ascension de Ségolène Royal dans les sondages. La perspective de voir la députée des Deux-Sèvres investie par les militants socialistes en novembre hérisse tous les jospinistes. «Avec Ségolène Royal, je n'ai pas mon compte. Je ne sais pas où je vais», confie ainsi le député européen Bernard Poignant. «Ce qui semble inéluctable n'est pas sans risque. En tant que militant, que responsable, je n'ai pas vocation à laisser mon parti aller dans le mur. Nous ne sommes pas obligés de tomber dans tous les pièges. Attention à ce que nous faisons», confie, plus cruel, un autre fidèle, convaincu que Jospin reste, parmi tous les présidentiables, le meilleur barrage anti-Royal.

A regarder les sondages, cette conviction n'a rien d'évidente. L'ancien chef de gouvernement est systématiquement, et largement, devancé par son ancienne ministre. Et la clameur populaire dans l'électorat de gauche, réclamant un retour du sauveur Jospin, ne résonne guère qu'aux oreilles de ses proches. Et encore ! Ils sont quelques-uns à admettre que leur candidat se trouve «dans une situation plus difficile» qu'ils ne l'avaient imaginée. «L'annonce officielle de sa candidature est une étape délicate», admet ainsi le député européen Harlem Désir. Même Daniel Vaillant, fidèle parmi les fidèles, reconnaît que l'intervention de juin sur TF1 et l'annonce de sa «disponibilité» n'ont pas suscité la «vague» d'enthousiasme escomptée. C'est peu dire. Un autre encore évoque les «doutes» qui ont saisi Lionel Jospin après le flop de ce passage télé. Certains refont l'Histoire. Un député juge qu'il aurait dû revenir immédiatement après le non au référendum européen du 29 mai 2005. Bernard Poignant regrette, lui, que son ami n'ait pas profité du bon écho de son livre, le Monde comme je le vois, paru à l'automne dernier, pour pousser son avantage. «A ce moment-là, il a rempli un vide de contenu mais sans remplir le vide de la candidature. Ce qu'a fait Ségolène Royal.»

Lionel Jospin ou l'art d'être à contretemps ? Il avait provoqué la stupeur en 2002, en choisissant de présenter sa candidature par fax, depuis son domicile, à l'Agence France presse. Avant son intervention de demain devant les militants du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) à La Rochelle, la question du «quand» se repose. Harlem Désir veut croire qu'un mois, d'ici la date butoir du 3 octobre pour déposer sa candidature, «est un horizon très long» et qu'il peut dans l'intervalle se passer «énormément de choses». Il n'empêche : les jospinistes s'interrogent. Jean Glavany a laissé entendre en milieu de semaine que l' outing jospinien serait pour ce week-end. «Ça ne me déplairait pas qu'il se dévoile samedi», confie aussi Bernard Poignant. Mais Daniel Vaillant se montre catégorique : se déclarer candidat devant le MJS serait «prématuré. Le moment viendra de faire un geste trois semaines après début septembre».

La question du «comment» n'est pas plus simple. Comme tous les autres, Lionel Jospin mise sur les fautes de Ségolène Royal. Ses amis estiment que la prestation de la présidente de Poitou-Charentes, dimanche à Frangy-en-Bresse, a démontré la vacuité de sa pensée. Et que plus l'heure fatidique approchera, plus les questions de fond prédomineront dans la tête des militants. L'ancien Premier ministre n'a pas évoqué par hasard, lors de son déplacement à Santander, le parcours semé d'embûches de François Mitterrand, qui «a participé à tous les combats, tous les débats de la gauche. Il n'était pas le leader parce que cela lui avait été confié religieusement». Harlem Désir évoque ainsi une modification de l' «appréhension de l'enjeu» de la désignation. A «l'image», aux «incarnations abstraites» vont se substituer peu à peu les «questions politiques». Leitmotiv des jospinistes : l'expérience internationale de leur mentor, sa vision de la France, sa capacité à rassembler la gauche. Autant de qualités ­ les possède-t-il toutes ? ­ qui pour l'instant n'aident pas Jospin à décoller dans les sondages... Cet argument «du métier» pourrait ne pas suffire si les Français restent décidés à changer en 2007 de génération politique.

Lionel Jospin peut-il compter sur un sursaut anti-Royal des autres présidentiables ? En demandant à Jack Lang et à DSK de se retirer, François Rebsamen a versé de l'eau sur le peu de ciment qui unit encore les éléphants : la culture du parti, que transgresse allégrement Ségolène Royal, reste le plus petit dénominateur commun entre un Strauss-Kahn, un Lang, un Fabius et un Jospin. Si aucun des trois autres ne s'impose, iront-ils au nom de l'idée qu'ils se font du PS jusqu'à constituer un front anti-Royal ? «Lundi, les téléphones ont sonné dans tous les sens, en sautant les frontières habituelles des courants», raconte un député. Mais, là encore, Daniel Vaillant admet : «Les ingrédients pour rassembler ne sont pas encore réunis.»

En fait, la vraie planche de salut de Lionel Jospin s'appelle François Hollande (lire page 3). Tous les jospinistes le disent : c'est au premier secrétaire de prendre l'initiative. «Il faut que tu voies Jospin», lui a dit Poignant cette semaine. Bien sûr, les deux hommes se parlent. Ils l'ont fait cet été. Mais sans jamais aborder de front la question de la candidature. «Le moment n'est pas loin où François devra dialoguer avec Lionel», dit clairement Daniel Vaillant, «sans pression excessive» bien sûr. Le patron du PS a-t-il «fait un choix ?», «accompagne-t-il quelque chose», en l'occurrence quelqu'un (sa compagne Ségolène Royal), sera-t-il lui-même candidat ? En tout cas, la demande jospiniste est claire : Hollande doit «appeler au rassemblement autour de Jospin». C'est simple, non ?

http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/200425.FR.php

© Libération

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