Désirs d'avenir UK - Ségolène Royal 2007

Le Blog d'Outre-Manche de soutien à Ségolène Royal

25 août 2006

A savoir

QUOTIDIEN : Vendredi 25 août 2006 - 06:00

Agenda

Déposées entre le 28 septembre et le 3 octobre, les candidatures seront officialisées samedi 7 octobre par le Conseil national du PS. Puis chaque adhérent recevra par la poste les professions de foi des candidats. Les adhérents, «réunis en assemblées générales de section», selon les statuts, trancheront le 16 novembre et, en cas de deuxième tour, le 23 novembre. Pour cause de nouvelles adhésions (85 000, officiellement), le vote se déroulera de 15 heures à 22 heures, et non de 18 à 22 heures comme par le passé. «Le candidat ou la candidate» sera investi lors du congrès extraordinaire du 26 novembre.

Parrainages

Pour déposer sa candidature, tout aspirant doit disposer de 30 parrainages de membre du Conseil national, qui compte 306 membres titulaires. Cette disposition a été mise en place par le Conseil national du 1er juillet afin d'éviter des candidatures fantaisistes.

Les critiques,

« il y en a eu d'assez rudes, mais je n'y réponds pas parce que je crois que notre responsabilité, c'est le rassemblement et l'union ».

Ségolène Royal, hier à La Rochelle

Précédents

C'est la première fois qu'autant de socialistes (six déclarés ou éventuels) sont en lice. En 2002, le PS ne comptait qu'un seul candidat à la candidature, Lionel Jospin. En 1995, ce dernier avait battu Henri Emmanuelli lors d'une primaire. En 1981 et en 1988, François Mitterrand était seul en lice.


http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/200426.FR.php

© Libération

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24 août 2006

François Hollande : "Je déciderai, le moment venu, d'être candidat ou pas"

LE MONDE | 24.08.06 | 11h17  •  Mis à jour le 24.08.06 | 11h20

ourquoi le premier secrétaire du PS n'est-il pas le candidat du parti pour l'élection présidentielle ?

Il y aurait une logique à ce qu'il le soit. Mais ce n'est pas la règle dans notre parti, puisque c'est le vote des militants qui doit en décider. Nous avons adopté, sous ma responsabilité, un calendrier et une procédure. Je me dois d'être le premier à les respecter.

Lionel Jospin pose la question de la légitimité…

h_9_ill_771690_francois_hollandeMa légitimité est celle du premier secrétaire élu par le suffrage des militants lors de quatre congrès successifs. C'est aussi d'avoir conduit les socialistes lors des dernières échéances électorales, d'avoir été le garant de leur unité depuis neuf ans. Cette situation me confère autant de droits que de devoirs.

Mon rôle, dans cette période, est encore et toujours de rassembler pour gagner. Et c'est en fonction de cette seule considération que je déciderai, le moment venu, d'être candidat ou pas. Je ne suis pas dans la même situation que d'autres prétendants, parce que je suis premier secrétaire. Aujourd'hui, toutes les hypothèses sont ouvertes. Viendra le temps du choix au moment du dépôt des candidatures [avant le 3 octobre].

François Rebsamen, numéro deux du parti, a appelé des candidats à l'investiture du PS, comme Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn, à se retirer au profit de Ségolène Royal. Quelles règles allez-vous instituer ?

D'ici au 3 octobre, je prendrai toutes les initiatives nécessaires pour provoquer une réflexion collective et susciter des rapprochements. Mais chacun sera libre et il ne faut rien craindre du vote. Je veux un choix démocratique et en même temps un exercice politique qui permette le renforcement de notre futur(e) candidat(e) pour créer une dynamique de victoire.

Soutiendrez-vous Ségolène Royal ?

Je n'ai pas, à ce stade, à encourager ni à soutenir qui que ce soit. Je constate, comme beaucoup, qu'elle compte dans l'opinion des Français.

Les sondages commandent-ils la désignation ?

Non, sinon pourquoi voter ? Mais je ne voudrais pas que la popularité soit considérée comme un handicap. Ce serait un comble ! Les sondages sont un élément du choix, mais ce n'est pas le seul. Pour ma part, mes critères sont simples : qui peut rassembler, qui peut gagner, qui peut diriger dans la durée le pays, avec une conception de la politique et des institutions fondée sur la responsabilité, l'équilibre des pouvoirs et le travail collectif.

L'expérience n'est plus le critère déterminant ?

Nul n'en manque parmi les éventuels candidats.

Les détracteurs de Ségolène Royal lui reprochent d'être "creuse"

Je n'accepte pas qu'on disqualifie ou qu'on dévalorise les personnes. Cela vaut pour tous. Ségolène a déjà montré aux Français, tout au long de sa vie politique, ses capacités, que cela soit au gouvernement, au Parlement ou dans sa région.

Que faites-vous de la "disponibilité" de Lionel Jospin ?

Il a dit sa disponibilité, c'est un élément de réflexion. On connaît ses compétences et son expérience. Et, quoi qu'il arrive, nous aurons besoin de lui.

A gauche, le nombre de candidats ne semble pas plus limité…

Le PCF comme les Verts ont pour tradition depuis 1981 de présenter un candidat. Et leur présence peut même être un facteur de succès de la gauche au second tour, si une dynamique d'union est créée.

En revanche, ce que je conteste, c'est une conception de la présidentielle qui voudrait que cette élection ne soit plus le choix d'un chef de l'Etat lors du second tour, mais l'occasion d'un vaste débat du premier tour et qui, pour la gauche, pourrait s'arrêter là. Je ferai tout pour redonner à ce scrutin son sens et sa dignité.

J'ai donc proposé aux radicaux de gauche et aux amis de Jean-Pierre Chevènement un accord dès le premier tour. Et j'ai demandé aux élus socialistes de réserver leur parrainage au seul candidat de leur parti.

L'enjeu de 2007, c'est le changement, pas le chahut. Les Français doivent faire un choix. Pas pour nous-mêmes, mais pour le pays.

La croissance repart à la hausse, ainsi que les indicateurs sur l'emploi, la consommation et le moral des ménages. Cela ne vous prive-t-il pas d'arguments pour la campagne ?

La croissance sera en 2006, dans le meilleur des cas, au rythme qui avait été annoncé dans la loi de finances (2,5 %). Nous disions déjà que c'était trop peu. Il y une reprise au deuxième semestre partout en Europe. Mais elle est fragile, comme en témoignent le déficit historique de notre commerce extérieur et l'endettement préoccupant des ménages.

La question majeure donc est de savoir comment pérenniser la croissance et redistribuer ses gains. Quant au chômage, il se situe aujourd'hui au niveau de 2002 ! Sa baisse récente s'explique essentiellement par les évolutions démographiques liées aux départs en retraite. Et les créations d'emploi sont essentiellement liées à l'intérim et aux contrats aidés. C'est-à-dire au développement de la précarité.

Enfin, le pouvoir d'achat des Français est largement amputé par la hausse des prix de l'énergie, alors que nous demandons depuis un an la réintroduction de la TIPP [taxe intérieure sur les produits pétroliers] flottante. Sa faible progression cette année cache un creusement des inégalités en faveur des revenus patrimoniaux et des hautes rémunérations. Les classes moyennes et modestes n'ont pas le juste retour de leurs efforts.

Je demande donc une conférence sur le pouvoir d'achat qui permettrait de relancer les négociations salariales sur les minima de branche, notamment ceux inférieurs au smic, et d'introduire les mécanismes fiscaux et sociaux permettant d'amortir le choc énergétique qui pèse sur le budget des Français.

Est-il constructif d'avoir déposé des milliers d'amendements sur le rapprochement de Gaz de France et de Suez au Parlement ?

Nous ferons du débat sur Gaz de France non pas une bataille procédurale, mais une discussion stratégique sur l'avenir énergétique de la France. Elle permettra de confronter deux politiques : l'une, celle de la droite, qui lève un à un les instruments de contrôle de la puissance publique sur les entreprises du secteur et abandonne toute maîtrise de la politique tarifaire; l'autre, la nôtre, qui part du constat que la politique énergétique est centrale pour l'environnement, la croissance économique et l'indépendance nationale, et appelle à la constitution d'un pôle public dans le respect des règles européennes pour préparer l'après-pétrole.

Nous sommes favorables à un rapprochement d'EDF et de GDF.

Je mènerai moi-même, avec les présidents de groupes, le combat parlementaire sur ce sujet. Le nombre d'amendements est destiné à imposer un débat dans le pays qui doit être aussi long que possible. Il ne s'agit pas d'une question banale, mais d'un choix irréversible. En cas de fusion GDF-Suez, il n'y aura pas de retour.

Je ne désespère pas d'ailleurs que le gouvernement soit obligé de retirer son texte comme il l'a fait pour le contrat première embauche. Car, au-delà du ralliement de Nicolas Sarkozy à Dominique de Villepin et du reniement de sa parole d'ancien ministre de l'économie et des finances, les réticences dans la majorité demeurent fortes.

Au-delà de la dénonciation sur l'expulsion du squat de Cachan, qu'auraient fait les socialistes ?

Pour beaucoup, il s'agit d'immigrés arrivés depuis 2002. C'est la politique de Nicolas Sarkozy qui a créé cette situation où de nombreux étrangers ne sont ni régularisables ni expulsables et, en plus, logés dans des conditions indignes. Nous proposons une autre démarche : celle d'une immigration partagée, en accord avec les pays d'origine et de transit, et une régularisation continue fondée sur des critères précis et incontestables. Et c'est Nicolas Sarkozy qui est, aujourd'hui, confronté à une opération massive de régularisation. Il la mène dans l'arbitraire.


Propos recueillis par Arnaud Leparmentier et Isabelle Mandraud


Au Liban, "la France apparaît désormais spectatrice"

Hier sur l'Irak, aujourd'hui sur le Liban, le PS s'est aligné sur la position de Jacques Chirac. Jouez-vous toujours l'union sacrée en politique étrangère ?

Nous soutenons des principes, ceux que nous mettrions en œuvre si nous étions en responsabilité. Nous étions contre l'intervention en Irak, Jacques Chirac aussi, mais nous n'aurions pas confondu grandeur avec isolement.

Sur le Liban, nous avons approuvé le triptyque "cessez-le-feu, accord politique, force d'intervention", proposé par le chef de l'Etat en juillet. Mais, nous n'avons pas admis les déclarations de Philippe Douste-Blazy sur le rôle stabilisateur de l'Iran. On en voit aujourd'hui les conséquences avec l'annonce de la poursuite de son programme nucléaire… Mais ce qui est le plus incompréhensible, c'est qu'après avoir été actrice du vote de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, la France apparaît désormais spectatrice. Je regrette que notre pays ait finalement choisi d'être en retrait par rapport au rôle qui était attendu de lui au sein de la Finul et qu'il n'ait pas dégagé une stratégie européenne pour la constitution de cette force.

Le Hezbollah est-il un parti terroriste ?

Le Hezbollah fait partie de la communauté libanaise, que ça nous plaise ou non. Il porte une lourde responsabilité dans le déclenchement des hostilités. Il faut qu'il soit désarmé et intégré dans un processus politique.

Propos recueillis par Arnaud Leparmentier et Isabelle Mandraud

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Ségolène Royal soigne sa stature internationale


PARIS (AP) -- L'Italie, l'Espagne et le Sénégal en moins d'un mois: marathonienne du PS, Ségolène Royal a dévoilé mercredi un agenda kilométrique pour le mois de septembre, qui sera l'occasion de soigner une stature internationale que ses compétiteurs socialistes lui contestent.
La "madone des sondages" se rendra ainsi les 11 et 12 septembre en Italie, où elle s'entretiendra notamment avec le président du Conseil Romano Prodi et le ministre des Affaires étrangères Massimo D'Alema.
La journée du 13 septembre sera consacrée aux affaires européennes, à Bruxelles, où l'agenda de la candidate mentionne une "réunion de travail" avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Les 15 et 16 septembre, Ségolène Royal gagnera ensuite Madrid à l'invitation du PSOE, le parti socialiste espagnol.
Enfin, après avoir montré du doigt le faible montant de l'aide de la France aux pays en développement dans son discours de rentrée dimanche, elle s'envolera le 24 septembre pour le Sénégal pour trois jours consacrés à l"'éco-développement". Née à Dakar le 22 septembre 1953, elle y soufflera peut-être avec quelque retard ses 53 printemps.
Un véritable agenda de chef d'Etat et un pied-de-nez à ses concurrents au PS qui, à commencer par Lionel Jospin ou Laurent Fabius, insistent sur leur expérience internationale pour mieux mettre en doute ses capacités dans le domaine des affaires étrangères.
Mais la candidate probable à la candidature du PS, qui fait de la proximité son cheval de bataille, multipliera aussi les déplacements sur le terrain en France, à l'invitation de fédérations socialistes. Elle sera ainsi en Lozère le 3 septembre, dans le Finistère le 10 septembre ou encore en Ariège le 22 septembre. AP

© Le Nouvel Observateur

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A Fouras, Montebourg rame face à son courant

Ouverture hier en Charente-Maritime de l'université d'été de Rénover maintenant, «déboussolé» par le ralliement de son leader à Royal.

Par Muriel GREMILLET

QUOTIDIEN : Jeudi 24 août 2006 - 06:00

A la fête de la Rose, dimanche, Ségolène Royal n'avait pas l'adhésion de tous les amis d'Arnaud Montebourg. A Fouras (Charente-Maritime), hier, le député PS de Saône-et-Loire a donc dû faire preuve de son éloquence habituelle pour convaincre ses adhérents de la justesse de son choix de se ranger à ses côtés. Devant plus de 600 personnes, réunies à huis clos pour la première journée de l'université de son courant, Rénover maintenant (RM).

Déception. L'ambiance était un peu tendue malgré tout. Car les militants de RM font au moins deux griefs : sans les consulter de manière formelle, Montebourg a décidé de ne pas se présenter lui-même à l'investiture de son parti, et il a choisi de rallier Royal. La déception fut d'autant plus vive que certains adhérents de RM se voyaient plutôt emboîtant le pas de Laurent Fabius.

Depuis le 15 juillet, les critiques à l'égard de Montebourg se sont multipliées dans les sections de Rénover maintenant. En quelques semaines, un grand nombre de pétitions de soutien à Fabius et de blogs sévères à l'égard du leader de RM ont été créés. Comme «rénover dans la fidélité» (1), animé par des militants qui «refusent de voir leurs idées bradées pour une alliance opportuniste avec Ségolène Royal».

Puis est venue la lettre du secrétaire général de RM, Mickaël Moglia, expliquant dans un long texte que le «choix d'Arnaud déboussole le courant et créé un profond malaise dans nos rangs. Au-delà même de la candidate choisie, c'est l'impression d'avoir été pris en otage par un choix individuel qui génère tant de critiques». D'autres font moins de circonvolutions et ont décidé de quitter RM pour rejoindre, finalement, Olivier Besancenot, le jeune candidat à la présidentielle de la LCR.

«Cohérents». Montebourg a bien écrit à ses adhérents ( Libération du 24 juillet), expliquant difficilement le «choix de l'alliance». Mais ses proches répètent à l'envi que les débats de Fouras sont le signe que le leader de RM, contrairement au reproche qui lui est fait, ne craint pas les «avis contraires, les discussions. Ces mouvements nous ont rappelés à nos obligations. D'être cohérents avec nos valeurs et de trouver un compromis». Reste à en sortir unis.

Vendredi, un communiqué devrait ratifier la position de Montebourg. Avant un vote dans chaque section départementale de RM sur le choix final du candidat PS à l'automne. Une fois la liste définitive des candidats à l'investiture connue. Ce communiqué ne sera pas une «motion de soutien à Ségolène», assure un proche de Montebourg. Une simple «ratification» de son choix. Comme si, après Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), le député devait faire mine de reprendre un peu de champ avec la favorite des sondages. Elle a certes parlé réforme institutionnelle, le combat de Montebourg. Sans pour autant donner de garanties que celles-ci seraient à son agenda, voire dans son programme. Le soutien est acquis, l'alliance reste à construire.

(1) http://renoverdanslafidelite.over-blog.com/


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/200208.FR.php

© Libération

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Ségolène en tête des recherches sur Google!

Segolène en bikini propulsée au top des recherches sur Google
LExpansion.com 23/08/2006

Devant Miss USA et le président iranien, Segolène Royal a été la requête qui a connu la plus forte progression sur Google au cours de la deuxième semaine d'août. Plus remarquable, ce classement déniché par le site spécialisé Zorgloob ne concerne pas la version française de Google mais la version internationale. Pudiquement, le moteur explique que les photos de la candidate à la candidature socialiste sur la plage en bikini, parues le 12 août dans Closer, ont suscité un large débat sur le traitement, d'habitude sobre, de la vie politique en France.


LExpansion.com

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2007 : Sarkozy battrait Royal au 2nd tour

Ségolène Royal devancerait Dominique de Villepin (61%-39%) mais pas Nicolas Sarkozy (49%-51%) au second tour de la présidentielle, selon un sondage.

La socialiste Ségolène Royal battrait Dominique de Villepin mais pas Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, selon le baromètre Ipsos sur les intentions de vote à paraître jeudi 24 août dans Le Point.
Le sondage avait donné exactement les mêmes résultats en juillet.
Dans le cas d'un duel Royal-Villepin au second tour de la présidentielle, la candidate du PS obtiendrait 61% et le Premier ministre 39%.
Dans le cas d'un duel Royal-Sarkozy, en revanche, le président de l'UMP obtiendrait 51% et la socialiste 49%.
Selon l'enquête Ipsos, Dominique de Villepin aurait cependant peu de chances d'accéder au second tour de l'élection. S'il était le candidat de l'UMP, le second tour pourrait être un duel Royal-Le Pen.
Si le Premier ministre était le candidat de l'UMP, il recueillerait 13% des suffrages et serait devancé par le président du Front national Jean-Marie Le Pen, qui en obtiendrait 16%. Ségolène Royal aurait pour sa part 37% des voix.
Si Nicolas Sarkozy était le candidat de l'UMP, il arriverait en tête au premier tour avec 37% des suffrages, devant Ségolène Royal (28%) et Jean-Marie Le Pen (11%).

20060510Royal et Kouchner ont la cote

Plus globalement, au palmarès de la popularité des personnalités politiques, Bernard Kouchner et Ségolène Royal obtiennent 61% d'opinions favorables, Nicolas Sarkozy 59%, Michèle Alliot-Marie 52%, Jack Lang 51%, Jean-Louis Borloo 50%.
Philippe Douste-Blazy obtient 42% d'opinions favorables, soit cinq points de plus qu'en juillet.
Jacques Chirac et Dominique de Villepin gagnent respectivement 3 et 2 points par rapport au baromètre de juillet, avec 41% d'opinions favorables pour le chef de l'Etat et 36% pour le Premier ministre.
L'enquête Ipsos a été réalisée les 18 et 19 août auprès d'un échantillon représentatif de 963 personnes construit selon la méthode des quotas.

© Le Nouvel Observateur

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23 août 2006

Ceux qui gagnent et ceux qui bluffent

Selon un sondage Sofres pour le Nouvel Obs, la candidate à l'investiture est le meilleur rempart contre Nicolas Sarkozy. Fabius serait lui devancé par Le Pen.


Face à Sarkozy et à un Le Pen en embuscade, jamais l’électorat de gauche n’a été aussi instable et volatil, à huit mois seulement du premier tour de la présidentielle.

OU VA LA GAUCHE?
Son été fut querelleur: chantage à la candidature, guerre des parrainages, menaces en tous genres... Sa rentrée officielle, à l’occasion de l’université d’été du PS, à la Rochelle, ne s’annonce pas sous des meilleurs auspices. A huit mois de la présidentielle, autant le dispositif de la droite parait désormais bien calé, autant le sien reste placé sous le signe de l’instabilité. La retour en fanfare de Ségolène Royal, le week-end dernier, à Frangy montre à la fois une volonté décuplée et une dynamique accrue autour de sa candidature. Mais au PS, la partie décisive ne fait que commencer.
Quand tout le monde montre ses muscles, rien ne vaut un sondage pour distinguer les vraies valeurs et les faux semblants. Celui qu’a réalisé la Sofres pour le compte du Nouvel Obs, en plein coeur de l’été, est particulièrement décapant.
Télécharger le sondage (faire un clique droit, puis enregistrer sous)
Son objectif ? Lever deux inconnues majeures. Quelle est la force réelle du PS au sein de la gauche et un nouveau 21 avril est-il envisageable? Que pèserait réellement José Bové s’il parvenait à réaliser autour de lui l’union de ses rêves, c’est à dire celle des forces écologistes et antilibérales? La méthode choisie a été d’imaginer plusieurs scénarios afin de délimiter les espaces électoraux des uns et des autres. Pour le PS, un scénario Ségolène Royal -la candidate la plus fraîche, la plus jeune, la moins connue et la plus populaire– et un scénario Laurent Fabius –le candidat le plus expérimenté, le plus ancré sur une ligne de gauche et le moins désiré par l’électorat.
Parallèlement, deux configurations ont été testées à la gauche de la gauche : l’une de dispersion dans laquelle seraient présents Arlette Laguiller, Olivier Besancenot, Marie-George Buffet et Dominique Voynet ; l’autre de rassemblement dans laquelle les candidats de la LCR, du PC et même des Verts s’effaceraient au profit de José Bové, Arlette Laguiller maintenant seule sa candidature au nom de Lutte Ouvrière. Dans cette partie à quatre hypothèses, c’est l’avenir de la gauche française qui est en train de se jouer. Le moins que l’on puisse dire est qu’au moment où tous s’apprêtent à descendre dans l’arène, il y a déjà ceux qui gagnent et ceux qui en sont réduits à bluffer. Revue de détail.

Ségolène Royal : la synthèse

Elle les domine, elle les écrase. Au 1er tour de la présidentielle, la «gazelle» du PS devance Nicolas Sarkozy et réduit tous ses concurrents/alliés au rôle de faire-valoir. Avec elle, le potentiel de la gauche est au plus haut. On pourrait en rester là et conclure que les jeux sont faits. Derrière l’évidence, il y a toutefois, un signal d’alerte que les stratèges du Ps auraient tort de négliger. Le potentiel électoral de leur parti n’est pas inscrit dans le marbre. Là où Ségolène Royal dépasse les 30%, Laurent Fabius peine à franchir la barre des 10%. Trente points d’écart entre les candidats d’un même parti, c’est énorme. Du jamais vu ! Dans la compétition présidentielle, le PS peut désormais aussi bien revivre le triomphe de 1981 que le désastre du 21 avril 2002.
Qu’en l’occurrence, l’équation personnelle et politique de l’ancien Premier ministre soit désormais en cause est une évidence. Mais cela n’explique pas tout. Le PS – c’est peut-être la principale leçon de ce sondage – n’est plus propriétaire d’un électorat stable, capable de le suivre quel que soit son champion. Il se révèle être extrêmement dépendant de celui ou celle qui le représentera. En fonction des hypothèses retenues, on constate que, chacun à leur manière, Nicolas Sarkozy, François Bayrou d’un côté, Olivier Besancenot et Arlette Laguiller – un peu moins José Bové – de l’autre, peuvent séduire des sympathisants socialistes en jouant sur des attentes contradictoires : souci de sécurité, désir de réforme, engagement européen, ancrage à gauche.... Au fond, le potentiel du PS peut aussi bien gonfler que se réduire comme une peau de chagrin. La vraie force de Ségolène Royal, c’est sa capacité de synthèse qui lui permet à la fois de réunir les siens et d’attirer des soutiens venus de tout le champ politique, hormis le Front national qui reste stable et haut, quel que soit le candidat socialiste.

Laurent Fabius: la double catastrophe

Qu’importe le dispositif choisi par la gauche de la gauche! Pour le PS, Laurent Fabius est le candidat annoncé d’une double catastrophe. Avec un score compris entre 10 et 12%, il fait encore moins bien que Lionel Jospin –son vieux rival– lors de la catastrophe de 2002 (16%). Devancé par Le Pen dans toutes les hypothèses, doublé par François Bayrou, il est même talonné par ses concurrents de gauche. Un petit point d’avance sur Olivier Besancenot qui lui taille des croupières dans la tranche d’age des 18-34ans : l’humiliation est terrible. Elle aurait des conséquences mortifères pour un PS désormais devancé par une extrême gauche trotskiste atteignant la barre des 15%.
Ces résultats signent le rejet d’un homme et l’échec d’une stratégie. Vainqueur apparent du référendum européen de l’année dernière, Laurent Fabius a scellé son destin en choisissant le «non». Il ne convainc même pas un tiers de l’électorat noniste. Il n’a reconquis la confiance ni de l’électorat communiste ou d’extrême gauche, ni celles des franges les plus dures de la famille socialiste, tout en dressant contre lui sa composante la plus européenne et la plus réformiste. Seul un tiers de l’électorat socialiste est encore prêt à le soutenir alors qu’en fonction des hypothèses, de 31% à 39% préférant rejoindre Nicolas Sarkozy et François Bayrou., un dernier quart se portant alors sur les petits candidats de gauche. La stratégie fabiusienne de positionnement à gauche a aboutit à l’inverse de l’effet espéré : non pas une addition mais une somme impressionnante de lâchage et de mécontentements.

José Bové: la déception

Il y a un électorat Bové. Il est réel mais limité. Il n’entraîne aucune dynamique particulière. Dans la meilleure des configurations possibles, c’est à dire le retrait à son profit des candidats écologistes, communistes et troskistes (version LCR), l’homme du Larzac plafonne entre 6% - face à Ségolène Royal - et 8,5% - face à Laurent Fabius. Le pari initial des amis de Bové était que son score dépasserait nettement celui de ses soutiens supposés. On en est loin. Olivier Besancenot, Marie-George Buffet et Dominique Voynet totalisent, s’ils sont candidats entre 10,5% et 18.5%. En tout état de cause, la gauche de la gauche ratisse plus large en multipliant l’offre qu’en la concentrant sur une seule tête, aussi populaire soit-elle. Pis, pour une partie de la gauche, José Bové fait figure de repoussoir. Son entrée en lice profite instantanément au PS mais aussi à Arlette Laguiller. José Bové trouble et disperse au lieu de rassembler. C’est particulièrement net chez les nonistes de gauche – son fonds de commerce théorique - qui paradoxalement, lorsqu’il est candidat, se reportent sur Ségolène Royal – de manière écrasante - et dans une moindre mesure sur Laurent Fabius et Arlette Laguiller. Quand on y regarde de prés, un seul électorat semble sensible à sa candidature. C’est celui des Verts qui lui est acquis à prés de 40%. Mieux que Dominique Voynet! En ce sens, José Bové se trouve renvoyé à sa nature profonde. Il a moins le profil d’un candidat d’union anti-capitaliste que celui d’un honnête représentant du mouvement écolo.

Dominique Voynet: le sursis

La candidate des Verts est entièrement dépendante des choix du PS. Face à Ségolène Royal, elle plonge (2%). Face à Laurent Fabius, elle retrouve avec 6% les niveaux atteints en 2002 par Noël Mamère. Rien de miraculeux ! Pour les électeurs écolos, les Verts et leur candidate ne sont qu’un petit substitut électoral du PS
Marie-George Buffet : la fin
3,5%, au mieux! Bref, rien n’a bougé depuis le naufrage de Robert Hue en 2002. Le score de la secrétaire nationale du PC est le seul à ne pas évoluer à hausse en cas de substitution de Laurent Fabius à Ségolène Royal, comme candidat socialiste. Dans une compétition présidentielle, le PC n’existe plus que comme résidu.

Olivier Besancenot: la confirmation

Le postier de la LCR est le seul qui résiste vaille que vaille, dans toutes les hypothèses, aux vents contradictoires qui balayent aujourd’hui de la gauche. Face à la tornade Royal, il retrouve, avec 5.5%, à peu prés son score de 2002. Mais Laurent Fabius lui ouvre un boulevard. Dans tous les cas de figure, Olivier Besancenot devance sa rivale trotskiste, Arlette Laguiller et domine nettement les candidates communistes et écolos. Il est le champion incontesté de la ligne réelle de la LCR qui consiste à s’imposer comme seule alternative, à gauche, face à un PS "social-libéral".

Arlette Laguiller : le déclin

A l’extrême gauche, elle n’est plus la reine. Pour qu’elle reprenne la main, il faudrait qu’Olivier Besancenot s’efface au profit de José Bové et que Fabius soit le candidat du PS. Usure personnelle? Il y a toujours dans une partie de l’électorat l’attente d’un discours immuable sur la misère sociale mais l’existence d’un produit de remplacement limite désormais l’impact de la dame de Lutte ouvrière.
François Bazin et Claude Askolovitch

© Le Nouvel Observateur

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Les "éléphants" du PS lancent la bataille sur le projet

LE MONDE | 23.08.06 | 13h29  •  Mis à jour le 23.08.06 | 13h29

ne nouvelle fois, François Hollande est intervenu pour rappeler à l'ordre des dirigeants socialistes énervés par la course à l'investiture pour l'élection présidentielle de 2007. Le premier secrétaire du PS a réclamé, mardi 22 août, lors du bureau national du parti, le "respect du calendrier, respect des militants et de leur choix, et respect des personnes, sans dénigrement, sans abaissement et sans disqualification". Alors que s'ouvre, vendredi 25 août, l'université d'été du PS à La Rochelle (Charente-Maritime) "regardée par les Français", M. Hollande a rappelé, aussi, que "le rassemblement des socialistes est la condition de la victoire" en 2007.

La provocation du numéro deux du parti, François Rebsamen, qui a appelé les candidats à se retirer en faveur de Ségolène Royal, en citant explicitement Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn, a plutôt produit l'effet inverse. Mme Royal ayant opéré sa rentrée par un discours généraliste, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), le 20 août, tous mènent désormais la contre-offensive sur des thèmes "concrets" de campagne.

"Ce qui m'intéresse, c'est les positions de fond", a asséné Laurent Fabius, invité du journal télévisé de TF1, mardi soir. "J'en ai un peu assez, a-t-il ajouté, de ces généralités parfois sympathiques, parfois antipathiques." Pour appuyer son propos, l'ancien premier ministre rend public, mercredi, une liste de "sept engagements". Ainsi, le smic serait-il augmenté dès 2007 de cent euros en cas de victoire de la gauche. En contrepartie, les cotisations sociales des entreprises de moins de 50 salariés seraient allégées. M. Fabius promet également la création d'une "prime de transport" pour les salariés, afin de compenser la hausse du prix des carburants et la suppression des stock-options "qui ont donné lieu à beaucoup d'abus de la part de certains dirigeants", sauf pour les nouvelles entreprises pendant leurs cinq premières années. Parmi les autres engagements, figurent la création d'un poste de ministre d'Etat ou de vice-premier ministre chargé du développement durable, l'instauration d'une "concertation sociale obligatoire avant l'examen de toute loi portant sur les principes fondamentaux du code du travail et de la Sécurité sociale", ou bien encore le principe d'une défense européenne proposé aux autres Etats membres de l'Union. Confronté à des sondages qui le placent en très mauvaise position - derrière José Bové selon une enquête à paraître dans Le Nouvel Observateur -, M. Fabius se débat.

De son côté, Jack Lang multiplie les initiatives. Mardi, il a rendu visite aux personnes expulsées du squat de Cachan (Val-de-Marne), avant de lancer, le soir, sur France 2, un "SOS écoles de la République en danger". "Nous devons nous mobiliser (...) La rentrée scolaire se présente sous les pires auspices, a affirmé l'ancien ministre de l'éducation. Pour tous les enfants, 130 000 postes par rapport à la rentrée 2002 manqueront au rendez-vous, il y aura de grandes difficultés dans les collèges en particulier et dans les lycées." M. Lang publie aussi un livre Faire la révolution fiscale (Plon, 19, 90 euros).

Dominique Strauss-Kahn n'est pas en reste. Dans une tribune publiée ce mercredi dans nos colonnes, l'ancien ministre des finances lance des pistes d'action publique : préparer l'après-pétrole, combattre l'alimentation "malsaine", concevoir une "politique d'immigration positive" et réformer les institutions d'une "démocratie malade".

"L'action politique retrouve son sens à condition que nous nous débarrassions d'un populisme qui nourrit sa domination de nos échecs", écrit M. Strauss-Kahn. Le prochain président de la République, ajoute-t-il, "pour réussir face aux nationalismes qui s'exacerbent et au capitalisme qui se dévoie, aura besoin de l'Europe. Il y aura donc besoin de faire l'Europe".

Tous ces candidats à la candidature, y compris Lionel Jospin, toujours "disponible", se confronteront devant les militants à La Rochelle, du 24 au 27 août, à l'invitation des jeunes socialistes.


Isabelle Mandraud

Article paru dans l'édition du 24.08.06

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Jospin pourrait annoncer rapidement sa candidature

Selon Jean Glavany, proche de l'ancien Premier ministre, il pourrait la déclarer en fin de semaine à La Rochelle.

Lionel Jospin pourrait annoncer rapidement sa candidature selon les déclarations d'un de ses proches, l'ancien ministre socialiste Jean Glavany. Selon ce dernier, l'ancien Premier ministre socialiste pourrait l'annoncer rapidement, et peut-être en fin de semaine à La Rochelle, sa candidature à l'investiture socialiste20060822 pour la présidentielle de 2007.
"Il a dit clairement qu'il était disponible. Est-ce qu'il faut le dire plus clairement maintenant ? Sans doute. C'est une question qui se pose. Peut-être qu'il faudra aller plus avant dans cette démarche", a-t-il déclaré.
"Lionel Jospin va s'exprimer à La Rochelle, il a accepté l'invitation des Jeunes socialistes à aller plancher devant eux et même, ce qui n'est pas le cas de tout le monde, à répondre à leurs questions", a ajouté le député des Hautes-Pyrénées.
"Je fais confiance aux Jeunes socialistes pour le remuer, l'aiguillonner sans retenue. Il y va et on va voir ce qu'il va dire à cette occasion", a-t-il lâché.

Question de leadership

"Dans la situation où nous sommes, un homme comme Jospin a, à la fois, une solidité dans ses convictions depuis longtemps, une expérience d'homme d'Etat avérée, une sagesse (...) et il a une vertu non négligeable, qui s'appelle la rigueur morale", a ajouté Jean Glavany.
"C'est un atout qui peut compter et qui doit compter", a-t-il poursuivi.
Selon Le Figaro, Lionel Jospin a confié lundi à des journalistes, à propos de Ségolène Royal, que la question du "leadership" n'était pas encore résolue au PS.
"François Mitterrand avait participé à tous les combats, tous les débats de la gauche. Il n'était pas le leader parce que cela lui avait été confié religieusement. Il considérait le parti comme quelque chose d'essentiel", a-t-il ajouté.

© Le Nouvel Observateur

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La vidéo du discours de Ségolène Royal

Cliquez sur le lien pour voir la vidéo

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http://www.vjsd.org/da93.htm

Merci à Désirs d'avenir 93 pour nous avoir fourni cette vidéo

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