Désirs d'avenir UK - Ségolène Royal 2007

Le Blog d'Outre-Manche de soutien à Ségolène Royal

16 septembre 2006

Zapatero rencontre "Zapatera"

zapLa présidentiable socialiste Ségolène Royal s'est rendue samedi à Madrid pour participer à un débat organisé par le PSOE, au cours duquel elle a rencontré le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero.
     Participant à un débat sur l'égalité organisé par le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), elle a estimé que l'Europe devait désormais suivre le "modèle espagnol" en matière de parité entre hommes et femmes, un axe privilégié de la politique menée depuis deux ans par le gouvernement Zapatero. "Avant, on parlait du modèle scandinave, maintenant il faut rendre hommage au modèle espagnol" sur lequel "nous avons l'obligation de nous aligner" a dit Mme Royale, qualifiée de "vedette politique" de la journée par les médias audiovisuels locaux.

     A l'issue de son entretien d'une heure avec M. Zapatero, qui a également porté sur l'Europe et le dialogue euro-méditerranéen, elle a souligné la "nécessité absolue de maîtriser les flux migratoires", un sujet qui préoccupe l'Espagne, confrontée aux arrivées massives de clandestins africains aux Canaries.
     Elle a noté à ce sujet la "faible coopération" entre la France, l'Espagne et l'Italie pour contrôler les arrivées de clandestins sur le plan maritime, mais aussi pour coordonner des politiques de co-développement en Afrique. Après Romano Prodi mardi, Mme Royal mettait fin avec M. Zapatero à une tournée axée, hormis l'étape obligée de Bruxelles, sur une Europe du sud gouvernée par une gauche pragmatique et qui vient de s'engager militairement au Liban pour y garantir la paix dans le cadre des Nations unies. Elle a souligné samedi soir, en réponse à une question sur son expérience à l'étranger, qu'elle avait "été invitée et n'était pas allée tirer les sonnettes pour (se) donner une stature internationale".

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«Ségolène Royal incarne une forme de virginité partisane»

Frédéric Sawicki, politologue, revient sur la bataille des éléphants au PS :

file_204832_62358Par David REVAULT D'ALLONNES

QUOTIDIEN : Samedi 16 septembre 2006 - 06:00

Professeur de sciences politiques à l'université Lille-II, Frédéric Sawicki a consacré l'essentiel de ses recherches au Parti socialiste (1). Il met en évidence la difficulté du parti à renouveler ses cadres et ses orientations politiques, et replace dans ce contexte le «phénomène Ségolène».

Quelle dynamique interne rend possible l'ascension de Ségolène Royal face aux éléphants ?

La grande innovation, c'est que, pour la première fois, quelqu'un qui n'a jamais occupé de fonction importante au sein du parti est en passe de l'emporter. Les ralliements à Ségolène Royal sont le fruit d'un blocage des postes et d'une crise générationnelle du PS. A l'intérieur du parti, l'accès aux responsabilités, en particulier aux fonctions électives, est monopolisé par des gens rentrés au parti avant 1981. La seule réponse apportée à cette situation a été la parité, qui n'a d'ailleurs pas vraiment entraîné un renouvellement du personnel politique : les femmes ne constituent aujourd'hui qu'un quart des parlementaires socialistes... Se rallient donc à Ségolène Royal des gens écartés des postes à responsabilités dans les ministères sous Jospin, à la tête du parti ou dans les grandes villes. Ils ont envie qu'on donne sa chance à une autre génération.

Comment analyser la spectaculaire influence des sondages dans le processus de désignation ?

Le fait que les dirigeants socialistes regardent les sondages pour se déterminer n'est pas neuf. En 1995, Lionel Jospin, opposé à Henri Emmanuelli, avait mis en avant sa meilleure image dans l'opinion et des sondages le présentant comme un présidentiable plus crédible.

Si de plus en plus de gens au PS accordent aujourd'hui une attention déterminante aux sondages, c'est parce que l'identité du PS est totalement brouillée : les orientations idéologiques des différents candidats sont largement interchangeables. En dehors de leurs personnalités, rien ne sépare vraiment les candidats déclarés. Par exemple, Laurent Fabius entend aujourd'hui incarner la gauche du PS, alors qu'il y a cinq ans, à Bercy, il préconisait une politique économique plutôt libérale, à coups de baisse d'impôts, de privatisation des entreprises publiques et de mise en place d'une épargne salariale en matière de retraite...

Les militants, et un certain nombre d'élus, ne sont pas amnésiques. Personne ne croit vraiment que les uns sont plus à gauche ou à droite que les autres. Ce qui laisse la place à des critères personnels. Et quoi de mieux que des sondages pour départager les candidats en lice ? L'arbitrage par les sondages n'est pas le plus irrationnel qui soit, dès lors que les courants ne sont plus que des écuries rassemblées autour de personnalités.

Le poids des sondages serait donc la manifestation d'une crise du Parti socialiste ?

La perméabilité croissante des membres du PS aux sondages est le signe d'un discrédit des dirigeants en place. Si les candidats sont interchangeables, autant prendre celui qui a le plus de chances... Vis-à-vis des nouveaux adhérents ou d'un certain nombre de militants fatigués, Ségolène Royal incarne une certaine forme de virginité partisane. On lui prête, à tort ou à raison, une constance. Elle donne l'impression d'être sincère : elle dit ce qu'elle pense des 35 heures ou de Blair. Les ralliements à Ségolène Royal sont avant tout le produit du scepticisme généralisé vis-à-vis des éléphants socialistes.

Tandis que Ségolène Royal cherche à se démarquer de ses concurrents, en allant jusqu'à jouer en marge du PS, Lionel Jospin, lui, se pose en garant de la culture du parti...

Quand Lionel Jospin se présente comme le candidat du parti, il s'efforce de mobiliser les principaux responsables en agitant un chiffon rouge : «Ségolène risque, si elle est élue, d'être incontrôlable, de ne pas renvoyer l'ascenseur au parti. Le PS risque d'être marginalisé, transformé dans ses structures, avec la mise en place d'une démocratie d'opinion.» Son message subliminal, c'est un peu : «Avec moi, vous savez ce qu'il en est. Je ferai appel à des socialistes éminents au gouvernement, je gouvernerai en concertation avec le parti. N'ayez crainte.» Evoquer la fidélité au parti, c'est aussi jouer le maintien des positions et des équilibres acquis.

Quel impact auront les nouveaux adhérents ?

Au Parti socialiste, avant cette vague de 80 000 adhésions, on avait 120 000 adhérents, avec des sections qui fonctionnaient de plus en plus en vase clos et qui ne se renouvelaient pas. Personne n'avait vraiment intérêt à faire entrer de nouveaux adhérents, qui risquaient de bouleverser les équilibres locaux et de menacer les processus d'investiture aux élections. Les nouveaux venus, eux, ne sont pas dans les relations traditionnelles d'échange et de fidélité avec les secrétaires de section et les élus locaux. Leur préoccupation numéro 1, c'est d'abord que Sarkozy ne soit pas élu. Cela casse complètement les logiques habituelles à l'intérieur du PS : les élus locaux ne maîtrisent plus les votes des adhérents. Mais attention : les socialistes sont quand même experts en matière de contrôle des votes...

(1) A lire : les Réseaux du PS. Sociologie d'un milieu partisan (Belin, 1997) et la Société des socialistes. Le PS aujourd'hui (avec Rémi Lefebvre, éditions du Croquant, à paraître en octobre).


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/204832.FR.php

© Libération

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15 septembre 2006

Première chanson de soutien

Une chanson a été faite par un jeune groupe de femmes appelé "Classe
Affaires" en l'honneur de Ségolène Royal.

Pour l'écouter et la découvrir, cliquez sur le lien ci-dessous:

http://www.oldiblog.com/mp3/segolene.mp3

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Retraites : Mélenchon attaque Royal

Le sénateur socialiste de l'Essonne lui demande de montrer l'exemple et de renoncer à sa retraite de fonctionnaire, qu'elle cumulera avec la retraite de parlementaire.

Le sénateur socialiste de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon a accusé vendredi 15 septembre Ségolène Royal de se livrer à "de la démagogie pure" en proposant de réformer le régime spécial de retraite des élus et parlementaires.
"Les régimes de retraites des parlementaires sont autofinancés, ils ne prennent donc rien à la solidarité nationale" et "le niveau des cotisations est le double de celui qui se constate ailleurs", a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur LCI.
"Un homme comme moi ne pourrait pas avoir un mandat politique s'il n'était pas indemnisé et rassuré quant à sa sortie de mandat", a-t-il plaidé, avant de rappeler que "les gens du peuple ont gagné le droit d'être parlementaire en 1904 et en 1905 contre tous les puissants de l'époque".
"Montrer l'exemple"

Quant à Ségolène Royal, "elle pourrait commencer par montrer l'exemple, s'il s'agit d'abolir les privilèges", a estimé le sénateur de l'Essonne qui soutient le candidat Fabius, "et elle pourrait annoncer par exemple qu'elle renonce à sa retraite de fonctionnaire, parce qu'elle, elle va cumuler à l'âge de la retraite, la retraite de parlementaire et une retraite de fonctionnaire", a-t-il observé.
"Les gens qui veulent donner des conseils devraient commencer par se les appliquer à eux-mêmes et laisser les autres qui vivent tranquillement vivre leur vie", a-t-il dit.
Jeudi sur RTL, Ségolène Royal, évoquant le "régime de retraite des élus et parlementaires", a noté qu'il "y a des privilèges, en effet, qui existent". Elle a affirmé que "l'ensemble des questions doivent être mises sur la table". "Il y a dans notre pays des inégalités bien plus criantes" que les retraites, a-t-elle cependant observé. (AP)

© Le Nouvel Observateur

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Lang fait un nouveau pas vers Royal

20060826Primaire. Sans pour autant renoncer à sa candidature, Jack Lang estime que "les Français à travers les sondages ont voulu face à Sarkozy choisir une personne: c'est elle".

Le député socialiste du Pas-de Calais Jack Lang, candidat à l'investiture du PS pour 2007, a franchit une nouvelle étape vers un ralliement à la candidature de Ségolène Royal.
Interrogé jeudi 14 septembre dans l'émission "Face aux chrétiens" (La Croix-Radio Notre-Dame-RCF), sur les raisons expliquant la popularité de Ségolène Royal,
Jack Lang a jugé son "succès justifié". "Elle a du talent, de la pugnacité, de l'intelligence sensible. Elle a une présence rayonnante", a-t-il ajouté.
"A un moment donné, en octobre dernier, les Français à travers les sondages ont voulu face à Sarkozy choisir une personne: c'est elle", a poursuivi l'ancien ministre. "Je crois que les Français ont envie de tourner la page, veulent voter utile et voteront utile en 2007".

Expérience

Pour jack Lang, "il faut évidemment un renouvellement, c'est indispensable". "Mais en même temps, à la tête de l'Etat, je ne crois pas que l'expérience soit un défaut".
Le candidat à l'investiture a pourtant une nouvelle fois démenti les rumeurs qui font état de son renoncement à briguer l'investiture du PS: "Cause toujours!", a-t-il lancé. "Si je suis candidat, ce n'est pas par caprice, par tocade ou par mouvement d'humeur. Je crois que je pourrais être l'un de ceux qui, par son expérience, sa connaissance de la machine d'Etat et ses capacités peut apporter à ce pays à la fois la sécurité et le souffle".
Jack Lang a réuni 1.500 partisans au Cirque d'hiver dimanche dernier à Paris.

© Le Nouvel Observateur

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13 septembre 2006

Une tempete dans un verre d'eau


Une tempete dans un verre d'eau
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12 septembre 2006

Dialogue avec Nolwenn


Segolene - Dialogue avec Nolwenn
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Ségolène Royal rend visite à Romano Prodi

Elle s'est entretenue avec le président du Conseil italien d'économie, d'énergie et des affaires européennes.20060912

En visite en Italie, Ségolène Royal s'est entretenue mardi 12 septembre avec le président du Conseil italien Romano Prodi, avec qui elle a notamment parlé économie, énergie et affaires européennes.
La favorite à l'investiture du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2007 en France a rencontré d'autres dirigeants de la coalition de centre-gauche au pouvoir, avant de s'entretenir en privé avec Romano Prodi lors d'un petit-déjeuner, selon le bureau du chef du gouvernement italien.
Selon Ségolène Royal, cette visite devrait l'aider à définir son programme en matière de politique étrangère avant son éventuelle investiture par le PS. Elle doit également se rendre à Bruxelles mercredi et à Madrid samedi.

Affaires européennes

Evoquant la nécessité de comprendre "tous les points de vue", elle a également expliqué que sa visite en Italie lui permettrait d'expliquer aux Français comment elle voit "l'avenir de l'Europe" et "le rôle de la France" sur la scène internationale.
Selon Ségolène Royal, ses entretiens avec Romano Prodi se sont concentrés sur l'économie, l'énergie et les affaires européennes. L'immigration et la sécurité de l'emploi étaient également à l'ordre du jour.
Les discussions ont également porté sur le projet de fusion entre Gaz de France (GDF) et la société Suez, qui ont décidé de s'allier en prévision d'une possible offre publique d'achat (OPA) de l'italien Enel sur Suez.
Ségolène Royal s'est déclarée favorable à des liens plus étroits entre entreprises françaises et italiennes pour créer des géants européens.

Unité de la gauche

Lundi soir, lors d'une visite à Pesaro, dans le nord-est de l'Italie, pour à la fête annuelle de l'Unita, Ségolène Royal avait salué l'unité de la gauche italienne. "Vous avez vaincu un empire médiatique, les financiers. Vous avez fait triompher la démocratie", a-t-elle déclaré devant 300 personnes, en présence de l'un des chefs de la gauche transalpine, Piero Fassino, secrétaire général de DS.
Elle a opposé le gouvernement Berlusconi, "aligné sur les Américains", au gouvernement Prodi qui "a su faire revenir l'Italie en Europe". "L'Italie s'est repositionnée au plan diplomatique d'une manière exceptionnelle, par le rôle qu'elle joue dans la Finul au Liban". "On a absolument besoin de l'Italie pour continuer à avancer en Europe", a poursuivi Ségolène Royal. (Avec AP)

© Le Nouvel Observateur

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Ségolène Royal, "comme une mère", corrige une jeune militante bretonne

LE MONDE | 11.09.06 | 14h30  •  Mis à jour le 11.09.06 | 14h30

ur les bords de la Leita, près de Quimperlé (Finistère), la Fête de la rose, dimanche 10 septembre, s'achève sous un chaud soleil. Ségolène Royal est en pays sûr. Mais Nolwenn, 23 ans, quitte le pré le cœur gros. "Ce n'était peut-être pas nécessaire de m'humilier d'une façon aussi cassante", murmure cette militante du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), qui vient de recevoir, en public, une fessée.

C'est l'interpellation, au micro, de Nolwenn sur le "clivage gauche-droite essentiel pour gagner en 2007" qui a tout déclenché. "Pourquoi tu as un doute ? Vas-y... Dis ce que tu penses...", rétorque Mme Royal. La jeune femme répète sa question, mal assurée. "Mais vas-y..., la coupe la candidate. Aie le courage de tes opinions... Quand on est jeune, on peut tout se permettre... Pourquoi tu demandes au garçon qui est à côté de toi ? Tu es une femme, tu as ta liberté..." Nolwenn bredouille : "Tes positions sur la carte scolaire, les 35 heures..." "C'est trop général, ça... Tu es sûre qu'il n'y a pas les militaires ?", lui lance Mme Royal, tandis qu'une certaine gêne s'installe.

"Elle a raison, exulte Patrick Mennucci, qui organise les déplacements de la candidate. Le MJS, c'est l'école du vice, ils ne le referont plus !" "Sur la carte scolaire, c'est une vision de gauche que j'ai développée", finit par répondre Mme Royal. "Il ne suffit pas de s'autoproclamer à gauche pour gagner, ajoute-t-elle, En 2002, nous avons perdu au premier tour." Accusée d'avoir fuit le débat fin août à La Rochelle, devant les jeunes socialistes, elle a saisi l'occasion de régler des comptes avec le MJS, qui n'apprécie guère ses prises de position. "Je lui ai parlé comme une mère à un jeune...", assurait après coup Mme Royal, en promettant d'appeler Nolwenn. Lundi, Razzye Hammadi, président du MJS, a réagi avec colère : "Je ne censurerai pas mes camarades. (...) Ce sont des millions de Nolwenn qui ont fait reculer Villepin en 2006 et feront gagner la gauche en 2007."

Ce fut le grain de sable d'une belle journée que la candidate avait voulu placer sous le signe de "la réconciliation des Français et des entreprises". Mme Royal a plaidé pour aller "jusqu'au bout" de la décentralisation et transférer "toutes les aides économiques aux régions", un échelon qu'elle juge "indispensable" par rapport à la mondialisation.


I. M. (Quimperlé, envoyée spéciale)

Article paru dans l'édition du 12.09.06

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11 septembre 2006

Ségolène Royal entre dans l'arène


Ségolène Royal entre dans l'arene.
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