Désirs d'avenir UK - Ségolène Royal 2007

Le Blog d'Outre-Manche de soutien à Ségolène Royal

02 octobre 2006

Vincent Peillon invite Jack Lang à abandonner

peillon2Le co-animateur du NPS, soutien affiché à Ségolène Royal, appelle l'ancien ministre de la Culture au "rassemblement" en renonçant à sa candidature.

"C'est le moment du rassemblement au PS". Invité sur Canal +, Vincent Peillon, partisan de Ségolène Royal, a invité implicitement Jack Lang à ne pas entrer en lice pour l'investiture, lundi 2 octobre.
Tout en soulignant "l'énergie" de l'ancien ministre de la Culture, " porte-parole dans beaucoup de campagnes" électorales", le co-animateur du Nouveau Parti socialiste (NPS) l'a présenté comme quelqu'un d'"utile collectivement". Mais il s'est dit "pas convaincu" du bien-fondé d'une candidature.
Jack Lang doit faire part de sa décision concernant sa candidature mardi. Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et Laurent Fabius ont déjà officiellement annoncé leur candidature.

"Pas une Bécassine de la politique"

En cas de désignation de Ségolène Royal, Vincent Peillon souhaite que François Hollande garde son poste de premier secrétaire du PS pendant la campagne présidentielle.
L'animateur du NPS a par ailleurs répliqué au jospiniste Claude Allègre qui avait affirmé que Ségolène Royal n'était "capable ni de gagner ni d'être président de la République".
"Elle est préparée (...) Ce n'est pas une Bécassine de la politique, c'est quelqu'un qui fait de la politique sérieusement depuis vingt ans", a plaidé Vincent Peillon, en observant que Claude Allègre, lui, n'avait jamais été devant le suffrage universel.
En outre, Nicolas Sarkozy va avoir un "vrai problème" face à Ségolène Royal, selon Vincent Peillon. "Je me demande comment Sarkozy va faire vis-à-vis de Ségolène Royal", a-t-il estimé.

© Le Nouvel Observateur

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Les sympathisants PS soutiennent Royal

La présidente de la région Poitou-Charentes est créditée de 49% des intentions de vote au premier tour de l'investiture.


Les sympathisants socialistes continuent de plébisciter de Ségolène Royal. La présidente de la région Poitou-Charentes est créditée de 49% des intentions de vote au premier tour de la primaire organisée par le PS pour désigner son candidat à l'élection présidentielle, selon un sondage IFOP paraissant dans Le Journal du Dimanche du 1er octobre.
Ségolène Royal, en baisse de deux points par rapport au précédent sondage réalisé du 31 août au 8 septembre par le même institut, devancerait Dominique Strauss-Kahn (14%, +4), Jack Lang (8%, +1), François Hollande (8%, +5), Bernard Kouchner (8%, +3) et Laurent Fabius (6%, +3). Un pour cent des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intention de vote. (AP)

Sondage réalisé le 28-29 septembre auprès d'un échantillon de 308 sympathisants du PS, issu d'un échantillon national de 961 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Ces chiffres doivent être interprétés avec précaution dans la mesure où seuls les adhérents du PS, et non l'ensemble des sympathisants, seront autorisés à participer au vote du 16 novembre.

© Le Nouvel Observateur

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Les nouveaux visages du parti socialiste

file_208002_37160Ils sont 89 000 à avoir adhéré au PS depuis six mois. Pour effacer le 21 avril et pour désigner le candidat à la présidentielle. Un afflux qui bouleverse déjà le parti.

Par Marie-Dominique ARRIGHI, Gilbert LAVAL, Salomé LEGRAND, Charlotte ROTMAN

QUOTIDIEN : Lundi 2 octobre 2006 - 06:00

à Toulouse

Combien sont-ils ? Près de 90 000. Pourquoi ont-ils adhéré ? Pour effacer le 21 avril 2002, barrer la route à Nicolas Sarkozy et gagner en 2007. Avec qui ? Ségolène Royal pour la plupart. Les nouveaux adhérents, qui ont rejoint le Parti socialiste via la campagne d'adhésion lancée sur l'Internet en mars, représentent un poids non négligeable dans la désignation du candidat socialiste à la présidentielle. Pour pouvoir voter les 16 et 23 novembre, ils ont dû rallier le PS avant le 1er juin. Au-delà de leur influence, ils sont le symbole d'un parti en pleine mutation (lire page 4), une formation dont le nombre de militants a toujours été ridiculement bas au regard des millions de voix qu'il rassemble dans les urnes, mais un parti qui tente, enfin, de se mettre à la page en ouvrant portes et fenêtres. Enquête.

Raz-de-marée. C'était jeudi soir dans le Xe arrondissement de Paris. La section locale fait salle comble. Trois cents militants l'an dernier, mille aujourd'hui. Les nouveaux ont répondu au courrier qui leur enjoignait de «se présenter» à cette réunion mensuelle de «débat sur l'actualité politique». Faute de quoi ils n'auraient pas le droit de voter le 16 novembre. Débat il y eut. Tant bien que mal. D'un côté, les vieux militants, plutôt tendance rocardienne reconvertie Strauss-Kahn, et donc favorables au «TSS», le «tout sauf Ségolène». De l'autre, les novices, «TSS» eux aussi, mais «tout sauf Sarkozy». Les premiers balisent le terrain en prenant d'emblée le micro. Comme s'ils étaient effrayés par le raz-de-marée. «Je regrette Jospin», commence une dame qui dénonce «l'intoxication des sondages». A quelques mètres, un participant souffle : «J'aurais jamais dû adhérer, je croyais qu'il y aurait un débat!» La dame poursuit son couplet anti-Ségolène Royal qui «n'est qu'une image». Applaudissements diffus. Halte-là ! Première règle : «On n'applaudit pas», notifie Rémi Féraud, secrétaire de section. Il devra le redire cinq, six fois, avant que l'assistance se fasse au B.A.BA du bon militant à l'écoute des camarades. Deuxième règle à intégrer fissa : ici, on tutoie. «Le quidam comme le ministre, tous au même plan», glisse une pimpante quadra à une jeunette qui la vouvoie. «Le débat, ce n'est pas d'abattre Ségolène, c'est d'abattre Sarkozy», lance Michel, nouveau et trentenaire. «Une popularité, c'est une chose, un mandat, c'en est une autre», réplique un vieux de la vieille.

Débordés. Autre lieu, même moeurs. Toujours à Paris, mais dans le XIVe arrondissement cette fois. D'habitude, seules les cinq premières rangées de chaises trouvent preneurs. Là, il y a du monde partout, devant la porte, sur les estrades. On a dû attendre pour émarger. Les militants qui «tiennent» la section sont débordés : «On pensait pas qu'il y aurait autant de monde.» La section est passée de 400 à 900 adhérents. L'AG a de quoi faire fuir tous les nouveaux. «C'était lamentable, rapporte l'un d'eux. Les gens qui ont pris la parole s'étaient inscrits à l'avance. Ils ne nous l'ont pas dit, mais c'était des leaders des grands courants. Des fabiusiens ont répété que les sondages se trompent...» «C'est pas comme ça qu'on va débattre», soupire une nouvelle à la sortie.

Elle, elle a eu envie de devenir adhérente après «les propos misogynes des éléphants du PS et de la classe politique contre Ségolène. Je me suis dit qu'il fallait la soutenir.» Mais, quand Ségolène Royal a prôné «l'encadrement militaire des jeunes délinquants», je me suis dit «c'est pas pour moi», explique-t-elle. Finalement, l'idée «de barrer la route à Laurent Fabius» a été plus forte. «Quand je me suis présentée en disant que je n'avais jamais voté PS au premier tour mais que j'étais traumatisée, responsable et coupable, et que j'avais décidé depuis le 21 avril 2002 de ne plus voter inutile, j'ai entendu quelqu'un glisser : "On va l'avoir à l'oeil."» Dans la section, il y avait, avant, 36 % de fabiusiens. Après la réunion, sur le trottoir, tous les nouveaux se sont fait alpaguer par les pro-Royal. «Ils étaient trois pour me parler», se souvient la nouvelle venue. Message : «J'espère que tu es pour Ségolène.»

Anciens. Beaucoup de nouveaux sont aussi... des anciens militants PS qui, «toujours sous le choc du 21 avril», sont revenus pour contrer «la menace Sarkozy». C'est le cas de Pierre, 50 ans, proviseur d'un lycée dans l'Aisne. Il a milité au PS de la fin des années 70 à 1985, puis «en a eu marre des histoires de tendances. Je m'y suis remis cette année, même si ça me démangeait depuis un moment. Je pense voter Ségolène, parce qu'il faut changer un peu tout ça, faire évoluer les discours habituels». Il ajoute : «J'ai toujours en tête que l'objectif est de gagner les élections. J'ai longtemps hésité entre Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, mais je pense qu'elle est la mieux placée pour gagner.»

Ce souci pratique l'emportait aussi la semaine dernière à Colomiers (Haute-Garonne). A tous les âges. Des 22 ans de Caroline Bourdeu aux 73 de Jean-Claude Langourou, la préoccupation des nouveaux est bien de se donner les moyens de gagner la course présidentielle sans mégoter sur la couleur du cheval. «C'est un président qu'on va élire en 2007, pas un chef de parti», résume Marie-Hélène, 48 ans. Frédéric Mazères, 31 ans, confirme en creux. Il était partisan, lui, d'une candidature de François Hollande, puis, par défaut, de Lionel Jospin, «pour en finir avec la monarchie UMP». Ces derniers ayant disparu de la compétition interne, Frédéric Mazères dit ne pas savoir encore vers qui son choix se portera. «Mais je soutiendrai sans état d'âme le ou la candidate que le PS se sera donné, rayonne-t-il. Je ne supporte plus la politique de la droite.»

«Sans illusion». Chez l'étudiante en informatique, le retraité de chez Dassault, le cadre supérieur de la fonction publique ou le salarié de l'éducation populaire, la crainte de revivre 2002 en 2007 sert de moteur à l'engagement. Jean-Claude Langourou est venu «pour comprendre le fonctionnement de la machine, et comment l'échec de 2002 avait été possible». «Sans illusion», il n'a pas voté le projet socialiste soumis aux militants, mais il lui importe de choisir le candidat. Il aimerait que «Ségolène perdure» en tête des sondages. «Dans ce cas, je pourrais croire à une victoire.» Marie-Hélène est, elle, fatiguée de ne voir que «des hommes blancs» monopoliser les tribunes politiques. «Il faut choisir cette femme», insiste-t-elle. Cette nouvelle adhérente internaute qui n'a connu du militantisme que celui de son grand-père, membre du PCF dès 1939, s'était toujours dit qu'elle s'y mettrait à 50 ans, une fois les enfants élevés. «Et m'y voilà ! Avec deux ans d'avance», s'amuse-t-elle. Marie-Hélène se dit «extrêmement optimiste : on donne l'impression de se bagarrer».


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/208002.FR.php

© Libération

Posté par Didier Delsol à 10:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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