12 octobre 2006
Outre-mer : l'Etat "manque à sa parole", selon Royal
La socialiste effectue son premier déplacement outre-mer, depuis le début de sa campagne présidentielle.
Pour son premier déplacement outre-mer depuis le début de sa campagne présidentielle,
Ségolène Royal ne mâche pas ses mots. Soulignant que l'île compte 100.000 chômeurs et 120.OOO illettrés, la candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle a estimé jeudi 12 octobre à la Réunion que l'Etat ne tenait pas ses engagements envers l'Outremer, ajoutant que "la régionalisation exige le maintien d'un Etat fort".
Elle a également rencontré Paul Vergès, président de la région et chef du PC local, qui s'est refusé à lui apporter son soutien officiel mais n'a pas caché qu'à ses yeux, les dés étaient jetés, dans le cadre de l'élection interne au PS. Il a en effet parlé de son hôte comme "celle qui, dans quelques semaines, aura un statut beaucoup plus évident pour tout le monde".
Pas de politique interne
Loin de Paris et des critiques sur sa méthode, Ségolène Royal est venue pour deux jours à la Réunion avec un seul objectif affiché: "écouter" et "se nourrir" de l'expérience des habitants.
Elle a ainsi rencontré des jeunes créateurs d'entreprises à Saint-Denis, puis des militants associatifs dans un foyer pour femmes battues, ou encore des syndicalistes locaux.
Même à l'heure de rencontrer Paul Vergès, un appui local indispensable dans l'optique de la présidentielle, la présidente de Poitou-Charentes a refusé de parler de politique interne au parti socialiste.
Les noms de Laurent Fabius ou Dominique Strauss-Kahn, ses deux adversaires pour l'investiture socialiste, n'ont jamais été mentionnés, pas plus que celui de Nicolas Sarkozy, pour l'UMP.
Villepin débloque des fonds aux Antilles
De son côté, Dominique de Villepin a annoncé jeudi en Guadeloupe des crédits supplémentaires pour le logement social outre-mer, face à la grogne des associations et élus qui accusent le gouvernement de lâcher les DOM dans ce domaine.
Arrivé mercredi soir en Guadeloupe, pour une visite de 48 heures aux Antilles, le Premier ministre a réservé aux élus insulaires la primeur de cette rallonge de 120 millions d'euros sur trois ans (2007-2009) destinée à "accélérer la relance" du logement social dans les départements d'outre-mer.
Cette enveloppe doit permettre "d'aligner le rythme de progression des crédits du logement outre-mer sur celui qui avait été fixé en métropole dès 2004 par le plan de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo", a-t-il déclaré au Conseil général de Guadeloupe.
Un rendez-vous rajouté in extremis à son agenda après que les présidents du Conseil régional, Victorin Lurel (PS), et du Conseil général, Jacques Gillot (app PS), l'eurent accusé de ne pas vouloir les rencontrer.
Cette visite marathon, la première d'un chef du gouvernement depuis Lionel Jospin en mars 2002, intervient à six mois de la présidentielle mais, assure-t-on à Matignon, ne s'inscrit pas "dans le cadre de la campagne" électorale.
Rencontre avec Césaire
Dominique de Villepin devait s'envoler le soir pour l'île toute proche de la Martinique. Féru de poésie, il doit s'entretenir vendredi à Fort-de-France avec le poète Aimé Césaire, 93 ans, chantre de la négritude. Un rendez-vous incontournable pour tout homme politique de passage aux Antilles.
Le chef du gouvernement rencontrera aussi des membres de l'association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005, qui avait fait 160 morts au Venezuela, dont 152 Martiniquais.
Dominique de Villepin avait été précédé en mars par son ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qui s'était démarqué de Jacques Chirac en posant les jalons d'une "nouvelle politique de l'outre-mer (...) moins qu'avant fondée sur l'assistanat".
Ayrault défend Royal sur la Turquie
Selon le président du groupe PS à l'Assemblée, Ségolène Royal a donné son avis sur la question turque en se rangeant derrière celui du "peuple français".
Jean-Marc Ayrault a jugé normal, jeudi 12 octobre, que Ségolène Royal se retranche derrière la vox populi sur la question turque car l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne sera soumise à référendum.
"Elle a simplement dit 'en tout état de cause, c'est le peuple français qui décidera', a déclaré le président du groupe socialiste à l'Assemblée sur Canal +.
"En démocratie, lorsque la loi française a prévu un référendum, c'est quand même bien le moins quand on se présente à la présidence de la République. Elle l'a dit son avis", a-t-il ajouté.
Navrant
Jean-Marc Ayrault a estimé que de nombreuses questions sur ce dossier restaient posées, dont celle de la reconnaissance du génocide arménien. "La commission européenne avec M. Barroso veut donner des leçons aux socialistes, de toute façon c'est une question qui se pose", a-t-il dit. .
Ségolène Royal ne s'est pas prononcée mercredi sur l'entrée de la Turquie au sein de l'Union européenne, déclarant que son opinion serait "celle du peuple français" qui sera consulté par référendum.
De nombreux élus de la majorité de droite ont jugé navrant que la présidentiable socialiste n'ait pas d'opinion, selon eux, sur la question.
(Avec Reuters)
Royal peine à convaincre sur l'Europe
La candidate à l'investiture socialiste a présenté ses propositions sur l'UE, évitant les questions sensibles.
Ségolène Royal peine à sortir du flou sur l'Europe. La candidate à la candidature socialiste à l'élection présidentielle a présenté mercredi 11 octobre ses propositions pour l'avenir de l'Union européenne en éludant la question cruciale des institutions.
La favorite des sondages au PS a refusé de donner sa position personnelle sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne.
Le 13 septembre dernier, Ségolène Royal avait annulé la conférence de presse qu'elle devait tenir à Bruxelles. La candidate à la candidature socialiste, critiquée par ses rivaux pour son inexpérience en matière de politique étrangère, a tenté de se rattraper mercredi en tenant une conférence de presse à l'Assemblée nationale. Elle y a présenté un "premier rapport d'étape" sur "l'état de ses réflexions" sur la relance de la construction européenne après les "non" français et néerlandais à la Constitution européenne.
"Changer de méthose"
"Je veux débloquer l'Europe et sortir la France de l'isolement", a-t-elle expliqué au début d'un monologue de 42 minutes.
Pour sortir l'Europe de l'impasse, "il faut changer de méthode", a estimé Mme Royal. Constatant que le traité constitutionnel "est caduc", elle a critiqué la proposition de Nicolas Sarkozy d'un "mini-traité" pour relancer la réforme des institutions.
"Cette idée ne passe pas auprès de nos concitoyens qui viennent de voter, ça ne règle rien", a-t-elle tranché. "Il faut se donner le temps du débat, de la concertation et du mûrissement".
Elle a proposé à la place le lancement par la présidence française de l'UE, au second semestre 2008, d'une "convention chargée de rédiger le texte de la réforme institutionnelle qui serait présentée aux peuples, le même jour, suivant la procédure que chaque pays aura choisie".
Pour préparer cette présidence, celle qui a entamé une tournée des capitales s'est engagée à "consulter" les autres Etats-membres avant l'élection présidentielle.
TVA à taux zéro
Mais la question institutionnelle est secondaire pour Ségolène Royal. Plutôt que de rouvrir ce débat qui risque de déchirer à nouveau les socialistes, il faut "d'abord réaliser l'Europe par la preuve" et "redonner aux citoyens une envie d'Europe", a-t-elle martelé.
Dans cet esprit, Ségolène Royal a fait une série de propositions pour une "refondation des objectifs européens". Pour construire "l'Europe de la paix", elle a proposé de "rétablir immédiatement" les aides européennes aux territoires palestiniens et souhaité que l'Europe "prenne l'initiative" d'une conférence internationale sur la paix au Moyen-Orient.
Pour lancer "l'Europe des énergies renouvelables", elle a suggéré la mise en place d'une "fiscalité européenne très incitative tendant vers la TVA à taux zéro ou presque zéro en faveur des économies d'énergies et des énergies renouvelables".
Pour aider les nouveaux membres à relever leurs standards sociaux, elle a prôné l'instauration de "critères de convergence sociale" et des "minimas sociaux dans tous les pays européens".
Dans le domaine économique, la candidate socialiste a proposé de confier à l'eurogroupe, et non à la Banque centrale européenne, le "pilotage" de la zone euro.
Pas de questions qui fachent
Tout au long de sa conférence de presse, Ségolène Royal a soigneusement évité les questions qui fâchent. Elle a ainsi refusé de donner sa position personnelle sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. "Mon opinion est celle du peuple français", a-t-elle lâché au risque d'être à nouveau taxée de populisme par ses adversaires.
Sans plus de précision, elle a fait savoir qu'elle refuserait, si elle était "en situation", toute "complaisance" à l'égard de la Russie et qu'elle avait l'intention de "rééquilibrer" les relations transatlantiques.
La candidate socialiste a promis d'en dire plus lors d'une nouvelle conférence de presse dans "un mois, un mois et demi", après le vote des militants socialistes. (AP)
Nouveaux ralliements à Ségolène Royal
VOTV Ralliements à Ségolène Royal
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11 octobre 2006
Conférence de presse sur Europe 1 le 11 octobre
- "TVA à taux zéro" sur les énergies renouvelables
Ségolène Royal a proposé la mise en place d'une "fiscalité européenne très incitative tendant vers la TVA à taux zéro ou presque zéro en faveur des économies d'énergies et des énergies renouvelables".
Cette proposition permettra d"'abaisser de façon très spectaculaire la fiscalité" sur les énergies renouvelables et de permettre à l'Europe de tenir les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto, a expliqué la candidate à la candidature socialiste à la présidentielle lors d'une conférence de presse sur l'Europe.
- "Pilotage" de la zone euro par les gouvernements
Ségolène Royal a proposé "de lancer un débat sur la réforme du pacte de stabilité et de croissance" pour "instaurer un pilotage" de la zone euro par l'eurogroupe.
Ce pilotage "permettrait d'adapter la contrainte budgétaire à l'objectif de création d'activités et d'emplois", a expliqué la candidate à la candidature socialiste à la présidentielle lors d'une conférence de presse sur l'Europe.
"Les gouvernements n'ont pas à être assujettis à des économistes théoriques qui ne sont responsables devant personne", a déclaré Mme Royal.
La candidate socialiste a donc souhaité que la Banque centrale européenne (BCE) puisse "rendre des comptes, expliquer ces décisions et les justifier" par rapport à des objectifs politiques définis par l'eurogroupe, qui réunit les ministres des Finances de la zone euro.
- Pour une conférence internationale sur la paix au Moyen-Orient
Ségolène Royal prône le rétablissement immédiat des aides européennes à destination des Palestiniens. "Si la famine s'installe, si le désespoir s'installe, alors la guerre civile s'installe". Personne ne doit pouvoir "compter sur cette perspective de guerre civile pour éliminer le Hamas", a-t-elle souligné. Il faut "maintenir la pression mais on ne peut pas sacrifier les peuples pour je ne sais quel résultat politique". Elle souhaite que l'Europe "prenne l'initiative" d'une conférence internationale sur la paix au Moyen-Orient. "On sait qu'un certain nombre d'Etats y sont opposés, ce n'est pas une raison d'y renoncer", a déclaré la candidate à la candidature socialiste lors d'une conférence de presse sur l'Europe. Ségolène Royal a également apporté son soutien à la poursuite des "efforts diplomatiques" européens "pour contrer la menace du nucléaire militaire iranien".
Elle a enfin souhaité la "mise en place d'un parquet européen" pour coordonner les moyens judiciaires de lutte contre le terrorisme.
La candidate socialiste a dit compter sur ces propositions pour construire "l'Europe de la paix". "Aujourd'hui, on le voit au Liban, le monde a besoin de l'Europe, seule puissance pacifique capable de représenter une alternative à l'hyperpuissance américaine", a-t-elle dit.
AP
Manuel Valls : "Ségolène Royal incarne le renouvellement à gauche"
Manuel Valls semble se rallier au camp des "royalistes". "Il apparaît nettement que c'est la candidature de Ségolène Royal qui va s'imposer", constate ce proche de Lionel Jospin, député-maire PS d'Evry, qui estime qu'elle "incarne le renouvellement à gauche" dans une interview accordée au magazine VSD à paraître mercredi.
"Jospin ne se présentant plus, il apparaît nettement que c'est la candidature de Ségolène Royal qui va s'imposer. Et je sens bien en discutant avec les électeurs socialistes de ma circonscription, - dans l'Essonne-, qu'il y a un fort courant en sa faveur", estime-t-il.
A la question de savoir ce qu'il pense des candidatures de Laurent Fabius et Dominique Strauss-Khan, il explique: "j'ai adhéré au PS pour Michel Rocard, puis je me suis engagé pour Lionel Jospin et entre les deux, j'ai toujours vu une continuité des idées. Mais cette continuité, je ne la perçois ni chez Fabius ni chez Strauss-Khan".
"Notre pays traversant une grave crise civique, on veut des têtes nouvelles. Et Ségolène Royal incarne le renouvellement à gauche", poursuit-il, avant d'ajouter qu'il "ne fera rien pour nuire à la candidature de Ségolène Royal".
Source : AP
Christian Paul (PS) soutient Ségolène Royal
C'est sur un média écrit par les citoyens pour les citoyens que le député socialiste Christian Paul, mousquettaire de la lutte contre le projet de loi DADVSI à l'Assemblée, a affiché son soutien à Ségolène Royal. Il affiche ce que devrait être sa politique culturelle pour Internet.
Il était avec Didier Mathus et Patrick Bloche l'un des trois députés socialistes qui se sont battus sur les bancs de l'Assemblée pour faire adopter la licence globale au soir du 21 décembre 2005. A la reprise, Christian Paul et ses complices ont croisé le fer avec le ministre Renaud Donnedieu de Vabre et une majorité UMP au vote dicté par Nicolas Sarkozy, notamment sur l'amendement Vivendi. Mais pendant plus de six mois de débat, les trois députés n'ont pas réussi à masquer la totale désunion du parti socialiste, divisée par une gauche caviar traditionnellement proche des lobbys culturels.
Le sujet cependant n'est pas clos au Parti Socialiste. Même si le programme est particulièrement consensuel, nous avons déjà dit comment les trois candidats en lisse pour l'investiture socialiste sont ceux qui se sont le plus avancés sur le sujet d'une réforme osée du droit d'auteur sur Internet. Il n'était pas certain, néanmoins, que DADVSI soit exploité dans le débat présidentiel. Les partis politiques se méfient énormément et tous craignent la ré-ouverture d'un dossier dont le monde sait qu'il ne pourra pas être résolu par la conciliation.
Toutefois Christian Paul monte au créneau dans les colonnes du journal citoyen en ligne Agoravox. Le député est un proche de Arnaud Montebourg avec lequel il anime le Nouveau Parti Socialiste. M. Montebourg étant devenu le porte-parole de Ségolène Royal, Christian Paul se dessine naturellement en lieutenant de la candidate sur Internet, son domaine de prédilection. "Il faudra construire un équilibre entre les droits, ceux des artistes, ceux des producteurs et ceux du public. Ces choix, aucun lobby ne doit les dicter. Ce sera, le moment venu, au Parlement d'agir en France, avec l'appui de l'Europe que les événements actuels peuvent pousser à rallier cette cause", indique le député socialiste après avoir analysé l'échec de l'industrie et du gouvernement.
La licence globale au programme de Ségolène Royal ?
"De grands enjeux de la politique culturelle du futur résident là : la constitution d'un domaine public numérique, la garantie de la neutralité de formats ouverts, l'accès aux catalogues musicaux sans expropriation ni confiscation, le refus du « traçage » des échanges sur le Net", continue-t-il. Sans en demordre malgré l'acharnement anti-licence globale, Christian Paul rappelle (sans utiliser le mot devenu tabou) que pour financer la culture par Internet, il ne faut pas hésiter à "prélever auprès des fournisseurs d'accès une part des ressources qu'ils tiennent de la culture, ou quelques euros par mois auprès des internautes, qui sont prêts à les débourser". "Ces solutions, abonnements, taxation ou licences, sont à portée de main pour la musique", affirme-t-il.
Priée de respecter le programme socialiste, la candidate à l'investiture n'a pas officiellement fait d'un système de rémunération équitable sur Internet un champ de bataille pour la présidentielle. Elle l'a uniquement évoqué sur son blog. Mais Christian Paul veut convaincre les internautes des bonnes intentions de Ségolène Royal. "C'est là un domaine que les deux candidats les plus en vue pour l'élection présidentielle ont déjà balisé", rappelle-t-il. "Nicolas Sarkozy, proche des groupes de médias et sur le mode clientéliste, Ségolène Royal, à l'écoute de la société et avec courage, en font un point de leurs identités politiques respectives. Ils ont, et c'est utile pour les Français, planté le décor d'un clivage net à propos de l'avenir de la culture. C'est bien un choix de société numérique que nous aurons à faire", conclu le député royaliste.
Il reste cependant beaucoup de chemin à faire à Ségolène Royal pour convaincre les internautes. D'après un récent sondage, les internautes voteraient massivement pour François Bayrou (UDF)...
Source : Ratiatum / Guillaume Champeau
Insécurité : les Ségolinistes critiquent les déclarations de Laurent Fabius
Jean-Louis Bianco, porte-parole de Ségolène Royal, a estimé mardi que les déclarations faites la veille sur l'insécurité par Laurent Fabius, également candidat à l'investiture du PS, ne font que "dévaloriser le débat politique".
"Je veux, pour ce qui concerne le Parti socialiste, que nous ne courions pas après M. Sarkozy, qui lui-même court après M. le Pen", avait déclaré M. Fabius sur i-télé sur le thème de l'insécurité, sans citer Mme Royal. Il avait fait des déclarations dans le même sens au conseil national du PS, samedi, sans non plus citer de nom.
"Ce type d'attaque dévalorise le débat politique", a estimé M. Bianco dans un communiqué à l'AFP, soulignant que "l'insécurité n'est pas de droite ou de gauche, elle touche tous les Français, et d'abord les catégories populaires".
"Face à l'insécurité, il y a une politique de droite, celle menée par Nicolas Sarkozy, qui supprime la police de proximité, qui dresse les Français contre les jeunes et les immigrés, qui organise des descentes de police sous l'oeil des caméras", a-t-il dit.
"Et puis, il y a une politique de gauche, dure contre le crime et la délinquance, dure contre les causes du crime et de la délinquance. Tant mieux si Ségolène Royal semble incarner mieux que d'autres cette politique de lutte contre l'insécurité", a-t-il conclu.
Lors d'un dîner à huis-clos lundi à Paris réunissant quelque 400 sympathisants, Mme Royal s'est déclarée décidée à répondre aux attaques dirigées contre elle et ses proches, mais aussi contre ses déclarations, selon des participants joints par l'AFP.
"Elle a indiqué qu'elle était attaquée de toutes parts, que c'était un entraînement pour la suite, et a demandé aux militants de la soutenir", s'affirmant décidée à faire "des mises au point et des argumentaires sur tout ce qui était faux", a indiqué Christophe Caresche, adjoint au maire de Paris.
"Quand elle parle social et national on inverse les termes on dit national et social, ce qui caricature ce qu'elle pense. Son souci sera de rétablir les choses pour rester dans un débat qui soit respectable", a noté M. Caresche.
Selon David Assouline, organisateur du dîner, "elle a dit - à peu près - qu'elle ne laissera pas d'attaques personnelles sans réponse (car) laisser sans réponse des attaques internes c'est laisser la place à la droite pour les reprendre".
10 octobre 2006
Un dîner de "bon présage" pour Ségolène Royal ?
La candidate PS a participé à un dîner en compagnie d'élus parisiens organisé dans le restaurant "Le Président", autrefois fréquenté par François Mitterrand.
La candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle, Ségolène Royal, a participé lundi 9 octobre à un dîner en compagnie d'élus socialistes parisiens dans le restaurant chinois "Le Président", fréquenté il y a quelques années par François Mitterrand.
"C'est peut-être un bon présage", déclaré Ségolène Royal à la fin de cette soirée organisée par David Assouline, sénateur et ex-adjoint au maire de Paris.
"Je viens passer un moment agréable, me nourrir du plaisir d'être avec mes amis", a dit Ségolène Royal aux journalistes qui l'attendaient devant le restaurant. "Ca compense tous les coups reçus par ailleurs", a-t-elle indiqué.
"Qu'il y ait des élus importants qui soient là est très précieux", a-t-elle ajouté.
Plusieurs adjoints au maire
Parmi ses partisans, plusieurs adjoints au maire de Paris : Christophe Caresche (sécurité), Christophe Girard (culture), Olga Trostiansky (petite enfance)... Lynn Cohen-Solal, retenue par un compte-rendu de mandat, devait arriver plus tard. Quelques maires d'arrondissement, comme Roger Madec (XIXe), étaient aussi de la partie, ainsi que le député européen Vincent Peillon et George Pau-Langevin, candidate à la succession du fabiusien Michel Charzat comme député de la très convoitée XXIème circonscription.
Mme Royal s'est dite "en bonne forme" huit jours avant le premier débat télévisé qui mettra en présence les trois candidats à l'investiture - outre elle-même, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn.
"Je suis aguerrie par tous les coups que j'ai reçus", a-t-elle déclaré.
PS : Royal la plus crédible en économie
Selon un sondage BVA , les Français lui font plus confiance qu'à Strauss-Kahn ou Fabius.
Ségolène Royal est considéré par une majorité de Français comme la plus crédible des trois candidats socialistes en matière d'économie, révèle un sondage BVA pour BFM, les Echos et Akerys, rendu public mardi 10 octobre.
Interrogés sur la crédibilité des trois candidats à l'investiture socialiste sur les questions économiques, les sondés placent Ségolène Royal en tête dans tous les secteurs, devant Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, tous deux anciens ministres des Finances.
Ainsi Ségolène Royal est jugée la plus apte pour la création d'emplois (42% contre 22% et 11%), le financement de l'Assurance-maladie (38% contre 24% et 12%), les retraites (39%, contre 23% et 12%) et le pouvoir d'achat (39% contre 23% et 13%).
Sur la fiscalité, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn sont au coude à coude avec 30% chacun (15% pour M. Fabius).
La politique du gouvernement
Par ailleurs, 64% des Français jugent que la politique économique du gouvernement est mauvaise, contre 32% qui la considèrent comme bonne. Le mois dernier, 62% exprimaient un avis négatif sur la politique économique du gouvernement et 35% un jugement positif.
Questionnés sur les causes des difficultés industrielles et financières d'Airbus, 42% les attribuent aux problèmes normaux de fabrication et de livraison d'un avion. 29% y voient la conséquence de la nature d'entreprise européenne d'EADS avec des sites de production dans différents pays. Enfin, 15% estiment qu'elles résultent du statut mi-privé, mi-public d'EADS.
Sondage réalisé les 6 et 7 octobre par téléphone auprès d'un échantillon national représentatif de 1.005 personnes âgées de plus de 15 ans (méthode des quotas).
